La Voie des rois (1)
Roshar, monde de pierres et de tempêtes. Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers invincibles, sont toujours là. Pour elles, les hommes s’entre-déchirent.
Dans le paysage dévasté des Plaines Brisées, Kaladin, enrôlé de force, lutte dans une guerre insensée qui dure depuis dix ans, où plusieurs armées combattent séparément le même ennemi. Dalinar Kholin, chef de l’une de ces armées, est fasciné par un texte ancien appelé La Voie des Rois. De l’autre côté de l’océan, la jeune Shallan apprend la magie, et découvre certains secrets des Chevaliers Radieux...
Éditions (3)
| - | Réimpression | Réédition | Première édition |
|---|---|---|---|
| Couverture | |||
| Date de publication | 10-05-2017 | 20-05-2015 | |
| ISBN | 978-2-253-13290-5 | 978-2-253-13290-5 | 978-2-253-19123-0 |
| ISBN Numérique | 978-2-253-19197-1 | ||
| Éditeur | Le Livre de poche | Le Livre de poche | Le Livre de poche |
| Collection / label | Fantasy (n°34146) | Orbit (n°34146) | Orbit |
| Traduction | Mélanie Fazi | Mélanie Fazi | Mélanie Fazi |
| Nombre de pages | 992 | 992 | 768 |
| Format (l x H) | 11 x 17.8 cm (poche) | 11 x 17.8 cm (poche) | 13 x 20 cm (grand format) |
| Assemblage | Broché | Broché | Broché |
| Illlustration couv. | Sam Green | Alain Brion | Alain Brion |
| Autres artistes | Isaac Stewart,Ben McSweeney | Isaac Stewart,Ben McSweeney | Isaac Stewart,Ben McSweeney |
| Dépôt légal | mai 2017 | mai 2017 | mai 2015 |
| Impressions | oct. 2025 | mars 2021 | août 2015 |
Compagnon de lecture
Annotations
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Ceci est une traduction non officielle des annotations de Brandon Sanderson publiées sur son site web (https://www.brandonsanderson.com/blogs/blog/tagged/annotations+the-way-of-kings).
NOTE : Ces annotations ne concernent que les 11 premiers chapitres du roman, et ce sont les seules pour toutes les Archives de Roshar.
Introduction
08-09-2017
Bienvenue dans les annotations, que j'ai enfin fini par écrire.
Normalement, je fais les annotations d'un livre en même temps que j'en révise la copie. Ça a commencé à changer en 2009, quand mon temps s'est retrouvé très réduit pour pouvoir finir la Roue du Temps. J'ai aussi commencé à confier à Peter la tâche de jeter un œil au texte révisé et de voir si les modifications apportées pouvaient ne pas me plaire.
Ça n'a laissé aucune place aux annotations sur La Voie des Rois. Je me suis dit que j'aurais besoin de relire le livre avant de commencer la suite (le travail sur la Roue du Temps allait m'empêcher de m'y atteler pendant quelques années) et que je ferais donc les annotations à ce moment-là.
Eh bien, me voici à la fin de l'été 2012. La Roue du Temps est terminée et je ressens un besoin urgent d'écrire la suite de La Voie des Rois. Je me pose pour la lire en profondeur tout en peaufinant mon plan, et je me suis dit que j'allais essayer de vous écrire quelques annotations. On verra si j'arrive à le lire en entier.
Comme toujours, si vous lisez le roman pour la première fois, j'essaierai de ne pas spoiler ce qui se passera dans le livre. Si j'ai des commentaires qui gâchent des surprises ultérieures, je les cacherai en utilisant la fonction spoiler. Si vous lisez une annotation pour un chapitre donné, je supposerai que vous avez lu ce chapitre et tout ce qui le précède.
Je ne vais pas éditer ces annotations (pas le temps) ni faire quelque révision que ce soit. (Peter pourrait faire une relecture, mais c'est tout.) Je vais donc faire des fautes, et l'écriture sera parfois approximative…
Prenez-les pour ce qu'elles sont : je me pose et je discute du livre, en donnant un aperçu des coulisses. Les faits supplémentaires que j'ajoute dans les annotations peuvent être considérés comme canon, mais comprenez que j'écris rapidement et que je peux faire des erreurs.
Brandon Sanderson
Août-novembre 2012
Note de Peter, l'assistant : Brandon n'a écrit des annotations que jusqu'au chapitre 12 du livre, mais on a pensé qu'il y avait là des choses intéressantes que vous apprécieriez de voir à l'approche de la sortie de Justicière le 14 novembre 2017.
Pages de garde
08-09-2017
Les pages de garde étaient l'un des éléments dont nous n'étions pas certains qu'ils figureraient dans le livre final. Tor n'était pas très chaud à l'idée de les financer, car elles représentaient une dépense importante pour les romans. En fin de compte, Tor s'est engagé parce qu'il croyait au projet, et je lui en suis très reconnaissant.
C'est l'une des dernières choses que nous avons terminées, et il a fallu plusieurs tentatives pour qu'elles soient parfaites. Je voulais qu'il s'agisse d'œuvres d'art "in-world", des œuvres censées avoir été créées par des artistes vivant sur le monde de Roshar. La page de garde avant est une peinture murale réalisée à partir d’un assemblage de pierres et de gemmes, et la page de garde arrière est un vitrail. Il a fallu du temps pour trouver le bon ton et le bon rendu pour ces images. Pendant un certain temps, les symboles des différentes magies sur la page de garde avant étaient incrustés dans des pierres précieuses. Il s'est avéré que ça ne rendait pas si bien. Peut-être que lorsque Peter mettra ces annotations en ligne, il pourra récupérer ces vieux brouillons et les poster en dessous.
La page de garde avant est celle dont je parlerai le plus, le dessin qui donne les grandes lignes de la magie de Roshar (enfin, d’une partie de la magie). Ce dessin est l'une des toutes premières choses que j'ai développées pour l'illustration de ce livre, en 2001. L’Œil Double, comme l'appellent les gens de ce monde, est une connexion de dix éléments.
J'évite les systèmes de magie élémentaire. J'ai l'impression qu'ils sont dépassés. Cependant, l'un des concepts de ce monde était d'avoir une théologie croyant en dix éléments fondamentaux au lieu des quatre ou cinq ordinaires. Une mise en valeur devait être faite sur ces éléments et sur les dix forces fondamentales, l'interaction entre les deux étant un facteur majeur de la magie, de la philosophie et de la cosmologie du monde.
C'est ce que représentent ces vingt symboles, chacun des symboles les plus grands étant un élément Radieux. Les symboles plus petits représentent les forces. Vous pouvez tracer un cercle autour d'un élément et des deux forces qui s'y rattachent, et vous obtenez l'un des ordres de Chevaliers Radieux.
Par exemple, en haut à droite, le symbole de l'air est relié aux symboles de la pression et de la gravitation. Les Marchevents.
Carte du monde
15-09-2017
La carte du monde de Roshar a changé de façon spectaculaire entre les différentes versions du livre.
J'ai commencé à travailler sur ce roman à l'âge de quinze ans. À l'époque, la plupart des intrigues et des personnages étaient combinés à un autre de mes mondes, appelé Yolen (c'est là que se déroule le livre Dragonsteel [NdT : non publié]). Au début de la vingtaine, alors que j'avais beaucoup plus d'expérience et que je savais (plus ou moins) ce que je faisais, j'ai réalisé que les intrigues de ce monde ne collaient pas bien entre elles, et j'ai donc divisé les livres en deux séries distinctes.
J'ai écrit Dragonsteel en premier, en 1999 ou 2000. Bien que Dragonsteel soit le troisième livre que j'ai écrit dans le Cosmère - après White Sand et Elantris - il était censé être l'origine chronologique de la série. Hoid était l'un des personnages principaux de cette série. Le premier livre contient même des points de vue significatifs à travers lui.
J'ai commencé à tracer les grandes lignes de La Voie des Rois peu de temps après. Cette carte originale, je l'ai imaginée comme un continent à trois branches orientées vers le bas, avec une connexion au sommet. Il y avait la partie Aléthie au centre, Shinove à l'ouest, et une longue zone avec Natanatan à l'est.
Au fil des ans, mes compétences en matière de construction de mondes se sont développées. Et une partie de cette évolution a consisté à réaliser que la carte que j'avais conçue ne convenait pas à l'histoire que je voulais raconter. Je voulais quelque chose de mieux, et j'ai changé de modèle.
J'ai donné à Isaac [NdT : Isaac Stewart] les grandes lignes de ce monde qui est devenu Roshar. (Basé sur une itération de l’ensemble de Julia, bien que pendant un certain temps j'ai joué à faire du continent entier une forme cymatique). Cela n'a pas été le cas pour Fils des Brumes, où je lui ai simplement dit : "Fais la carte du monde comme tu le souhaites, avec ces lignes directrices." Je savais que Fils des Brumes se déroulerait essentiellement dans quelques villes.
La Voie des Rois allait être énorme, et je voulais que le projet ait de l'envergure. Ça sous-entendait une grande carte épique. Je suis très satisfait du travail d'Isaac. Notez qu'il s'agit d'un continent de l'hémisphère sud, avec l'équateur au nord.
Prélude
22-09-2017
Comme le veut la tradition Sandersonienne, c'est le début de ce livre qui a fait l'objet des plus grosses modifications. D'habitude, je commence un roman, je l'écris du début à la fin, puis je reviens en arrière et je modifie considérablement mon début pour qu'il corresponde mieux au ton du livre.
Ici, l'une de mes grandes décisions a été de choisir entre deux prologues que j'avais rédigés. L'un d'eux se déroulait avec les Hérauts et préparait le terrain pour une histoire beaucoup plus vaste - j'aimais le sentiment épique qu'il donnait et le ton mélancolique qui s'en dégageait. L'autre était l'attaque de Szeth sur Kholinar. Il s'agit d'une grande séquence d'action qui met en place une partie des intrigues du roman de manière très efficace, mais la courbe d'apprentissage est très raide.
J'étais très tenté d'utiliser les deux, et c'est ce que j'ai finalement fait. Cette décision n'a toutefois pas été facile à prendre, car ce livre allait déjà commencer par une courbe d'apprentissage très raide. Prélude → Prologue → Cenn → Kaladin → Shallan signifierait cinq chapitres épais au début du livre, sans répétition des décors ou des personnages.
Cela peut rapidement faire sombrer un roman. Dans l'état actuel des choses, c'est ce qu'il y a de plus difficile dans La Voie des Rois en tant que roman. De nombreux lecteurs se sentiront perdus pendant une grande partie de la première partie en raison de la construction du monde, de la structure narrative et du fait que la vie de Kaladin est tout simplement nulle.
Il semble que mon intuition ait été la bonne. Les personnes qui n'aiment pas le livre se désintéressent souvent du milieu de la première partie.
Lorsque j'ai décidé d'utiliser le prélude et le prologue ensemble, je me suis dit que j'avais tout compris au plan d'une épopée fantastique épaisse avec une courbe d'apprentissage difficile. Cette décision ne semble pas encore avoir détruit ma carrière d'écrivain.
Prologue
29-09-2017
Szeth utilise de la magie
Dans Fils des Brumes, j'ai intentionnellement mis de côté les grandes séquences d'action utilisant la magie jusqu'à ce que les personnages et le cadre aient été établis. C'était intentionnel.
J'ai fait le contraire dans La Voie des Rois.
Il y a plusieurs raisons à ça. J'ai parlé de la courbe d'apprentissage de ce livre ; j'ai pensé qu'il valait mieux être honnête. Ce livre sera très dur, et vous le verrez dès les premières scènes. Il vaut mieux être honnête dans nos intentions.
En même temps, j'ai pensé que les lecteurs en supporteraient davantage de ma part. Les lecteurs de fantasy peuvent supporter une courbe d'apprentissage abrupte et ont tendance à apprécier les livres qui contiennent beaucoup d'éléments de worldbuilding. Cependant, d'après ma propre expérience de lecteur, je me méfie des livres d'un nouvel auteur qui demandent beaucoup d'efforts. L'apprentissage d'un nouveau monde demande du travail, et si un auteur me demande ce genre de travail, je veux être bien récompensé.
J'espère avoir gagné le droit de publier un livre ayant un tel cadre. J'ai prouvé que je pouvais raconter une bonne histoire et que cela valait la peine de se plonger dans l'un de mes livres et dans mes mondes. La Voie des Rois est le livre le plus difficile que j'ai écrit ; le résultat sera à la hauteur de ce défi. (Je l'espère.)
Attaches
Je ferai référence à la première version de La Voie des Rois (alias Way of Kings Prime), écrite en 2002, car je pense qu'il sera probablement amusant pour les lecteurs de voir comment le livre a évolué au fil du temps. Tous les autres livres que vous avez lus ont été conçus et réalisés sur une période relativement courte. La Voie des Rois est différent : il a beaucoup évolué avant d'atteindre l'état dans lequel il se trouve aujourd'hui.
L'une de ces évolutions a été la magie. Fils des Brumes possédait l'un de mes meilleurs systèmes magiques à ce jour. Dans Way of Kings Prime (écrit avant Fils des Brumes), nous n'avions que deux types de magie : les lames d'Éclat et la spiricantation. Les lames d'Éclat étaient géniales, mais pas vraiment magiques. La spiricantation ne fonctionnait pas très bien. (Note de Peter l'assistant : il y avait aussi quelque chose appelé Windrunning, mais c'était complètement différent de la version que nous connaissons aujourd'hui.)
Fils des Brumes a vraiment fait monter la barre très haut en termes de magie dans mes livres, et je voulais que La Voie des Rois ait un système de magie plus dynamique et plus intéressant. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai attendu si longtemps avant de le publier.
J'ai fini par mettre au point les Attaches alors que j'étais en tournée pour Le Puits de l'Ascension. (C'est la tournée que j'ai effectuée à la suite de l'appel d'Harriet, qui m'a demandé si j'étais intéressé pour terminer l'écriture de La Roue du Temps). Ce qui m'a plu dans le système des Attaches, c'est sa puissance visuelle et les moyens de manipuler la gravité et la pression de manière visuelle et créative.
J'avais déjà intégré dans le principe du monde qu'il y avait dix forces fondamentales, en me basant sur l'idée des forces fondamentales dans la physique de notre monde. Tout s'emboîte bien.
Quoi qu'il en soit, Szeth (appelé Jek dans la première version du livre) était un assassin plus ordinaire dans l'original. Il n'avait pas d'autres pouvoirs que celui d'être un très, très bon tueur.
Secrets
Il est évident que cette scène contient beaucoup d'éléments pour les livres suivants. J'ai souvent fait remarquer qu'avec Fils des Brumes, j'ai eu le luxe d'écrire toute la série avant de la publier. Je n'ai pas cette chance avec les Archives de Roshar. J'ai dû m'assurer que toutes mes préfigurations étaient placées et prêtes à être utilisées plus tard.
Je m'inquiète du fait que beaucoup d'entre elles soient évidentes, mais aussi déroutantes. La sphère que Gavilar a donnée à Szeth est à peine mentionnée dans le livre, par exemple.
Non, je ne vous dirais pas ce que c'est.
Chapitre 1
06-10-2017
Ce chapitre a fait l'objet d'une controverse au sein de mon groupe d'écriture et chez mon éditeur, en rapport à l'argument de la courbe d'apprentissage. Il a été suggéré à plusieurs reprises que si ce chapitre était du point de vue de Kaladin, le livre ne serait pas aussi accablant au début. Après tout, les chapitres 1 et 2 seraient alors du même point de vue et donneraient un indice plus fort aux lecteurs.
J'ai résisté. J'avais déjà accepté le fait que ce livre allait être un défi pour les lecteurs. Ce n'est pas une excuse pour ignorer les conseils, mais en même temps, j'ai décidé de m'engager à long terme avec ce livre. Cela signifiait que je devais faire des choses qui pouvaient sembler inhabituelles au début du roman, dans le but d'obtenir des résultats plus tard.
Cette scène en est un excellent exemple. Si j'avais fait cette scène à travers les yeux de Kaladin, je ne pense pas qu'elle aurait été aussi puissante. Kaladin est au meilleur de sa forme ici, il a le contrôle. Je ne voulais pas que le premier chapitre donne cette impression de contrôle. Je voulais un sentiment de chaos, d'inquiétude et d'incertitude.
En outre, je voulais présenter Kaladin comme un contraste avec tout ça. Une force solide pour faire régner l'ordre, un leader naturel, et un type tout à fait génial. C'est difficile de faire ça à partir du point de vue de quelqu'un, à moins qu'il n'ait un côté arrogant, comme Kelsier. Cela peut fonctionner dans ce genre de point de vue, mais pas dans celui de Kaladin.
Enfin, et quand je le peux, je cherche toujours à jouer avec les tropes de la fantasy. Si j'avais écrit ce roman dans ma jeunesse, le héros aurait été quelqu'un comme Cenn. (D'ailleurs, dans la version originale de The Way of Kings datant de 2002, Kaladin ressemblait beaucoup plus à Cenn). Commencer avec un jeune homme plongé dans la guerre, puis le faire tuer me semblait être un bon moyen de faire table rase et de dire : "Non, dans ce roman, ce que vous espérez qu'il se passe n'arrivera pas".
Cela me permettait aussi de préparer un chapitre futur, où je pourrais faire un flashback sur le point de vue de Kaladin sur ces événements. Comme je voulais jouer avec la structure narrative dans ce livre, ça m'a plu.
Chapitre 2
13-10-2017
Nous arrivons enfin au personnage principal du livre, même si je soupçonne que la plupart des lecteurs ne comprendront pas qu'il s'agit de lui avant d'y être revenu une ou deux fois.
Si l'on fait abstraction de Shallan, qui n'était pas dans Way of Kings Prime, Kaladin est celui qui a connu la plus grande évolution au fil des ans. Dalinar est Dalinar depuis le premier jour. Adolin, Jasnah, Renarin et Taln se sont tous étoffés pendant que j'écrivais Prime. Même Sadeas (sous un autre nom) est pratiquement la même personne aujourd'hui qu'il y a dix ans.
Kaladin, par contre... Eh bien, j'ai dû grandir en tant qu'écrivain avant de pouvoir l'écrire. Il a commencé dans mes concepts comme un protagoniste de fantasy très générique, le "garçon de ferme". Dans Prime, il n'y avait rien de vraiment original ou d'intéressant à son sujet, si ce n'est sa situation. C'est le danger de ce type de protagoniste ; je pense que les meilleurs personnages sont intéressants en dehors de leur rôle.
Malgré tout l'amour que j'ai pour les livres de Harry Potter (et je pense qu'ils sont tout à fait excellents), Harry est une ardoise vierge au départ. Il n'est pas intéressant - les situations dans lesquelles il se trouve sont intéressantes. Ce n'est que plus tard, lorsqu'il obtient des choses auxquelles s'intéresser (comme son parrain), qu'il commence à se définir en tant que personnage.
Kaladin était dans la même situation. Il est étrange de constater que les écrivains sont parfois plus doués pour donner une personnalité à leurs personnages secondaires qu'à leurs personnages principaux.
Chapitre 3
20-10-2017
Shallan
J'ai choisi d'utiliser Shallan comme autre personnage principal dans la première partie, plutôt que Dalinar, parce que je trouvais que sa séquence compensait mieux celle de Kaladin. Ce dernier se rendait dans des endroits très sombres, et sa partie à elle est un peu plus légère.
Elle est le seul "nouveau" personnage principal de ce livre. Kaladin (sous un autre nom) était dans Way of Kings Prime, et Dalinar y était pratiquement inchangé par rapport à ce qu'il est aujourd'hui. Le personnage qui remplaçait Shallan n'a cependant jamais abouti. Il me restait donc du travail à faire pour remplacer la pupille de Jasnah.
Shallan est née de mon désir d'avoir un personnage d'artiste pour faire les croquis du livre. C'était une chose que je voulais faire depuis toujours, mais que je n'avais pas eu les moyens d'accomplir lors de la rédaction de la première version du livre. J'avais maintenant les contacts et les ressources nécessaires pour réaliser ces dessins, comme ceux d'un naturaliste tel que Darwin.
L'une des choses qui m'intéresse à propos des scientifiques des époques antérieures est l'étendue de leur base de connaissances. On pouvait vraiment être un "scientifique" et cela signifiait qu'on avait tout étudié. Aujourd'hui, nous devons nous spécialiser davantage et nos bases semblent de moins en moins généralisées. Un physicien peut ne pas s'intéresser du tout à la sociologie.
Il en allait différemment pour les érudits classiques. On attendait de vous que vous connaissiez les langues, les sciences naturelles, les sciences physiques et la théologie comme s'il s'agissait d'une seule et même étude. Shallan est ma tentative d'écrire quelqu'un comme ça.
Kharbranth
La Cité des Carillons est une véritable cité-état. Elle n'a pas d'autorité réelle en dehors de la ville elle-même, et elle fait du commerce pour tout ce dont elle a besoin. Il n'y a pas de fermiers kharbranthiens, par exemple. Si le commerce venait à manquer, la ville s'effondrerait.
Ils ont leur propre langue, comme le suggère ce chapitre, mais elle est très proche de l'Aléthi et du Védène. Je considère ces trois langues comme des dialectes de l'Aléthi, et en apprendre une consiste plus à apprendre de nouvelles prononciations qu'à apprendre de nouveaux mots. (Bien qu'il y ait quelques différences de vocabulaire.) Je les comparerais même un peu plus à l'espagnol et au portugais dans notre monde.
Les origines de la ville sont un peu moins glorieuses que ce qu'on raconte. Kharbranth était une ville de pirates, un port peu recommandable pendant les premiers jours de la navigation sur Roshar. Au fil des décennies, elle s'est transformée en une véritable ville. Aujourd'hui encore, ses dirigeants reconnaissent qu'ils ne sont pas une puissance mondiale et qu'ils ne le seront peut-être jamais. Ils utilisent des jeux politiques, commerciaux et d'information pour monter Jah Keved, Alethkar et Thaylenah les uns contre les autres.
Chapitre 4
27-10-2017
Ce chapitre en particulier a été un défi à relever. Mon expérience avec Sazed dans Le Héros des Siècles m'a averti qu'un personnage en pleine dépression peut être difficile et dangereux à écrire. La dépression est un sérieux défi pour les personnes réelles, et donc aussi pour les personnages. En outre, elle pousse un personnage à ne pas agir.
Les personnages inactifs sont ennuyeux, et même si je voulais que Kaladin commence dans une situation difficile, je ne voulais pas qu'il soit inactif. Alors comment ai-je fait pour rendre intéressantes et actives les scènes d'un héros dépressif enfermé dans une cage ? Le résultat final n'est peut-être pas grand-chose au regard de l'ensemble du roman, mais ces chapitres font partie de ceux dont je suis le plus fier. J'ai l'impression d'avoir réussi à faire passer Kaladin et son personnage de manière solide tout en lui faisant faire des choses - essayer de sauver l'autre esclave, déchirer la carte, etc.
Syl, évidemment, est une grande partie de la raison pour laquelle ces scènes fonctionnent. Elle est si différente du reste de ce qui se passe, et ses progrès en tant que personnage sont si importants, que je pense qu'elle "sauve" ces chapitres.
Vous serez peut-être intéressés d'apprendre qu'elle a été développée pour un livre du cosmère complètement différent. Je parle souvent de la façon dont les livres s'assemblent lorsque des idées différentes fonctionnent mieux ensemble qu'elles ne l'ont jamais fait séparément. Kaladin et Syl en sont un excellent exemple. Il ne fonctionnait pas dans The Way of Kings Prime, et son livre n'allait nulle part. Mettez-les ensemble et la magie opère. (Au sens propre comme au sens figuré.)
Chapitre 5
03-11-2017
L'un des problèmes de The Way of Kings Prime était qu'il y avait trop de personnages qui se disputaient le devant de la scène. Ça manquait de concentration. On pourrait dire que la version publiée de La Voie des Rois est elle-même un peu éparpillée - en effet, de nombreux fils de l'intrigue ne se connectent qu'à la fin (et encore, seulement de façon limitée).
Dans le livre publié, j'ai l'impression que ça fonctionne bien. Oui, le livre est épais, mais nous n'avons que deux lieux principaux pour notre intrigue : les Plaines Brisée et Kharbranth. Dans Prime, Jasnah et Taln avaient tous deux des parties importantes de l'intrigue, en plus de Kaladin, Dalinar, Szeth et du personnage que Shallan a remplacé. C'était tout simplement trop, et l'ensemble n'était jamais cohérent.
Y remédier était l'un de mes principaux objectifs lors de la révision du livre. J'ai repris La Voie des Rois à zéro en 2009, entre l'écriture de The Gathering Storm et Towers of Midnight [NdT : les 2 derniers tomes de la Roue du Temps]. Je savais que j'avais besoin d'une narration plus compacte.
À la fin, j'ai retiré Jasnah et Taln du livre pour l'essentiel. Ils auront des histoires plus tard dans la série, mais pour ce livre, Jasnah n'est pas un personnage à point de vue.
Je me pencherai sur la spiricantation une autre fois.
Sauvetage de la petite-fille de Taravangian
C'est Taravangian qui a organisé tout ça. Il voulait voir le spiricante de Jasnah en action. Il aurait eu les moyens de traverser ce rocher, s'il l'avait voulu, mais il voulait voir Jasnah à l'œuvre, et il voulait avoir l'occasion d'interagir avec elle. Ça fait un moment qu'il a les yeux rivés sur elle.
Chapitre 6
10-11-2017
Pont quatre
J'ai déjà parlé de mon processus de création. Je construis des livres à partir de bonnes idées, souvent développées de manière isolée jusqu'à ce que je trouve le bon endroit pour elles. (L'Allomancie et la Ferrochimie ont été développées séparément, pour des livres distincts). Lorsqu'un livre ne fonctionne pas, les idées ne s'associent pas et rebondissent dans ma tête jusqu'à ce que je trouve un autre endroit où les tester.
Le Pont Quatre et les courses de pont faisaient à l'origine partie de Dragonsteel. Dalinar l'était aussi, ce n'est donc pas si surprenant, je suppose. Cependant, le Pont Quatre est unique en ce sens que lorsque j'ai décidé de les transférer de Dragonsteel à La Voie des Rois, j'avais déjà terminé les deux livres et je me sentais plutôt à l'aise avec eux. Ce sont deux séquences importantes de la Saga d'Adonalsium, et retirer le Pont Quatre de Dragonsteel signifiait lui ôter sa structure d'intrigue la plus dynamique et la plus puissante.
Cette décision n'a pas été facile à prendre. Le problème, c'est que les deux livres étaient fondamentalement défectueux. Oh, ils étaient bons, mais ils n'étaient pas géniaux, et je sentais que j'avais besoin d'être génial à ce stade de ma carrière (espérant que ce soit à chaque instant). La Voie des Rois avait un cadre impressionnant et des personnages formidables, mais pas de séquence d'intrigue centrale qui vous prend aux tripes. Dragonsteel avait des idées merveilleuses, mais elles ne se sont jamais vraiment concrétisées.
En fin de compte, j'ai pris la meilleure partie du livre qui ne fonctionnait pas et je l'ai mise dans le livre qui avait besoin d'un peu plus d'élan. La décision a été prise lorsque Ben McSweeney, qui s'occupait de la conception graphique du livre, m'a envoyé un concept qu'il avait réalisé et qui ressemblait étrangement aux Plaines Brisées (qui, rappelons-le, n'existaient même pas sur cette planète à ce moment-là). (J'ai réalisé qu'elles correspondraient mieux à la construction du monde de La Voie des Rois qu'à celle de Dragonsteel, et que je pourrais y mettre des monstres à grande carapace.
J'ai donc démantibulé un livre que j'aime pour en faire un (j'espère) meilleur. Roc est venu à Roshar pour le voyage (il était un membre original du Pont Quatre dans Dragonsteel). J'ai ajouté Teft, qui avait été laissé à l'abandon pendant une dizaine d'années après que Mythwalker soit devenu Warbreaker et qu'il n'ait pas fait le saut. Le Pont Quatre semblait être un foyer idéal pour lui.
Chapitre 7
17-11-2017
J'ai pris quelques cours d'arts plastiques. Je suis nul en dessin - comme on peut s'y attendre de la part de quelqu'un qui n'a pas beaucoup d'expérience - mais j'ai pensé qu'il serait important de savoir comment fonctionne l'art visuel et comment les artistes pensent. Écouter les professeurs parler était à bien des égards plus utile que la pratique elle-même, même si j'ai également apprécié le dessin.
Pour l'anecdote, mon projet final pour un cours d'art en 2002 - un cours de dessin de base - était un paysage de Roshar avec des boutons de roche et autres. J'ai essayé de faire mon propre concept art, et même si c'était mauvais, ça m'a aidé à visualiser le monde, du moins à commencer.
La façon dont Shallan pense ici est vraiment un mélange de ma façon de penser en tant qu'écrivain et de la façon dont j'ai entendu des artistes visuels penser à leur processus. Je m'appuie beaucoup sur ma propre expérience, et à cause de ce mélange, je soupçonne que pour beaucoup d'artistes, son processus semblera étrange.
Chapitre 8
24-11-2017
Shallan à nouveau rejetée
Je m'interroge sur la réaction des lecteurs à ces passages de Shallan. Certains membres du groupe de rédaction ont trouvé ces scènes trop longues. Ils pensaient qu'il était inévitable que Shallan devienne la pupille de Jasnah, et passer plusieurs chapitres avec Shallan faisant des heures supplémentaires pour obtenir le poste ne leur semblait pas intéressant.
J'admets qu'il s'agit d'un problème potentiel avec le passage. Cependant, il m'a semblé important de montrer à la fois la détermination de Shallan et le caractère de Jasnah dans ces scènes. J'avais besoin de montrer Shallan travaillant très dur pour obtenir ce qu'elle voulait. Cela m'a également donné plusieurs occasions de montrer le contraste timidité/insolence qui constitue ma vision du personnage de Shallan.
Shallan réprimande le marchand de livres
La timidité de Shallan est le résultat des problèmes qu'elle a rencontrés dans son passé (voir les flashbacks du deuxième livre). Je considère que les moments d'émotion passionnée sont bien plus "à elle".
Le père de Shallan avait un mauvais caractère ; il est aussi profondément enfoui en elle. Si on l'avait laissée grandir plus naturellement, sans la noirceur oppressante dont sa famille a souffert, elle serait devenue une personne très différente. Pourtant, la personne qu'elle pourrait devenir est enfouie en elle. Dans mon esprit, c'est l'un des principaux liens entre son personnage et Kaladin. C'est aussi la raison pour laquelle ils attirent tous les deux un certain type de sprène…
Yalb le marin
Ce chapitre est l'occasion pour Yalb de briller. L'une des choses que j'aime dans La Roue du Temps, c'est l'utilisation par Robert Jordan de personnages secondaires qui font parfois irruption, volent la vedette, puis disparaissent. J'aime la façon dont ils apparaissent de temps à autre dans le texte.
Je ne suis pas sûr de pouvoir faire la même chose ici. Robert Jordan avait des raisons de construire le monde pour que les petits personnages soient liés aux personnages principaux et continuent d'apparaître dans leur vie encore et encore. Je n'ai pas ces raisons.
Néanmoins, en écrivant Yalb, je voulais qu'il ressorte vraiment, même s'il n'apparaît dans le livre que pendant quelques pages dans ces premières scènes. J'ai l'intention de le faire revenir. Dans un autre type d'histoire, il serait l'un des personnages principaux.
Chapitre 9
01-12-2017
Ce chapitre est probablement la chose la plus déprimante que j'ai jamais écrite.
Écrire un personnage dépressif, quelqu'un dans une situation aussi mauvaise, est risqué. Ça va à l'encontre de presque toutes les règles d'écriture existantes. Un tel personnage ne peut pas être actif, et l'histoire ne progresse pas. (J'en ai parlé un peu dans les annotations du chapitre 4 de La Voie des Rois et du Héros des Siècles).
Il m'arrive de lire les textes de nouveaux auteurs de ma classe qui tentent d'utiliser la dépression comme un défaut de caractère. Ils ont entendu les professeurs - peut-être moi-même - parler de la façon dont les conflits internes peuvent créer un personnage vraiment fort. Ils savent également que la dépression est quelque chose de réel et de difficile à gérer dans la vie, et ils pensent donc que ça fera un bon démon à vaincre pour le personnage principal.
Le piège, c'est que si l'auteur est vraiment doué pour écrire la dépression, il ne se passe rien dans l'histoire. Cela peut être merveilleusement authentique et en même temps merveilleusement ennuyeux à lire.
Ce chapitre est en quelque sorte l'aboutissement des règles que j'ai enfreintes au début de La Voie des Rois. Je crois que ce chapitre rend l'histoire incroyablement plus puissante, mais à lire, le chapitre lui-même est comme un coup de pied en pleine face. Lent et déprimant. Je suppose que c'est probablement l'endroit où, si les gens arrêtent de lire, ils posent le livre et ne le reprennent jamais.
Comme je l'ai déjà dit, La Voie des Rois est le livre dans lequel j'ai décidé d'enfreindre de nombreuses règles pour créer quelque chose que je trouvais génial. Un grand risque et, je l'espère, une grande récompense.
Syl s'en va
J'ai détesté éloigner Syl de Kaladin, mais ça devait arriver - en partie à cause de la douleur que cela provoquait de l'éloigner. Elle est pratiquement la seule lumière qui reste à Kaladin dans ces scènes avec le Pont Quatre.
Syl ne figurait pas dans la première version du roman. Je l'ai développée au cours des années entre 2003 et 2009 ; il fut un temps où les quatre vents de la mythologie étaient actifs et vivants sur Roshar, et elle était l'un d'entre eux. Finalement, les sprènes se sont développés en tant que concept. Ils sont nés du worldbuilding à grande échelle du cosmère (l'univers connecté de mes livres épiques), et des règles de sa magie.
À ce moment-là, elle est devenue une sprène intelligente, l'un des nombreux sprènes qui figureront dans les livres. Elle n'en était pas moins très spéciale. Je m'inquiète de l'impression de fée Clochette qu'elle donne à certaines personnes. J'ai essayé de m'en éloigner. Pas d'ailes, des changements de forme constants, ce genre de choses.
Son innocence et sa nature enfantine sont un contrepoids et un équilibre important à la noirceur de la vie de Kaladin. Puis elle part, et toute l'innocence en lui disparaît.
Chapitre 10
08-12-2017
Kal aide son père à soigner la main d'une jeune fille.
Cela faisait des années que j'avais envie de faire un livre avec des séquences de flashbacks à part entière. Les flashbacks (ou la narration non linéaire) peuvent être un outil narratif puissant, mais ils sont également dangereux. Ils peuvent rendre un livre plus difficile à aborder (rien de nouveau pour ce livre) et créer de la frustration chez les lecteurs qui veulent faire avancer l'histoire et ne pas s'attarder sur le passé.
Le résultat, à mon avis, est une œuvre d'art plus forte. Par exemple, alors que Kaladin est lentement détruit dans les ponts, on peut montrer un flashback pour créer un contraste. La juxtaposition entre le Kal naïf voulant aller à la guerre et les dures réalités du Kaladin des années plus tard souffrant dans la guerre peut paraître un peu lourde, mais je pense que si le lecteur a accroché au personnage, ça sera puissant au lieu d'être ennuyeux.
Je parle souvent de la façon dont les livres naissent d'idées distinctes qui me trottent dans la tête. L'une de ces idées consistait à créer un personnage de chirurgien dans un monde imaginaire. Une personne qui croyait en la science à une époque où elle s'infiltrait lentement dans les milieux éduqués, mais qui devait lutter contre l'ignorance qui l'entourait.
À l'époque où Kaladin s'appelait Merin, le personnage ne fonctionnait pas bien. Il représentait trop le cliché de fantasy du "garçon de ferme qui devient noble". J'ai lutté pendant des années avec différents concepts pour lui, et c'est lorsque je l'ai associé à l'idée de ce chirurgien que les choses ont vraiment commencé à bouger. Il est intéressant de noter qu'il n'est pas devenu le chirurgien. Dans la version finale du livre, ce personnage est devenu son père - et non un personnage principal comme je l'avais toujours envisagé - et Kaladin est devenu le fils du personnage que j'avais développé dans ma tête pour jouer le rôle principal.
Chapitre 11
15-12-2017
Et maintenant vient le chapitre de la rédemption.
C'est le genre de choses pour lesquelles j'écris des livres. C'est le genre de chapitre que j'espère vraiment réussir. Cela peut paraître étrange à certains d'entre vous, car il ne s'agit pas d'une fin en apothéose, mais c'est le tournant de l'histoire. C'est probablement le plus important du livre.
J'ai déjà dit que je pensais que la fantasy épique était une question de retour sur investissement. Nous exigeons souvent beaucoup des lecteurs en termes de worldbuilding. Il y a beaucoup de choses à comprendre et à suivre dans un livre comme celui-ci. L'objectif est donc d'être capable de livrer des scènes puissantes qui tirent parti de l'investissement.
Ce chapitre est la récompense des premiers chapitres. Il pose les bases de tout le livre. J'ai amené Kaladin aussi bas que je pouvais le faire, et maintenant nous avons l'occasion d'assister à la remontée de la pente.
Peut-être que j'y réfléchis trop. Cependant, c'est exactement ce qui manquait à Prime lorsque je l'ai écrit. À l'époque, je n'arrivais pas à comprendre pourquoi le livre ne fonctionnait pas. Il contenait tous les éléments d'une bonne épopée, et pourtant le livre semblait creux. Il y avait des aventures amusantes à vivre, mais pas d'impact réel. Ce qu'il fallait, c'était cette séquence, qui lui donne beaucoup d'élan (et, je l'espère, d'émotion).
Pour moi, c'est ce chapitre qui fait le livre.
Résumé express
Le résumé des deux volumes sur la fiche de La Voie des rois 2
Résumé complet
Prélude
Kalak
Kalak se trouve sur les restes d'un champ de bataille - qu'il nomme Désolation, et cherche les siens. Ils sont apparemment immortels, et à chaque mort ils sont envoyés dans un endroit horrible jusqu'à revenir pour la prochaine Désolation.
Il trouve Jezrien, à côté d'un cercle de 7 épées (des Lames apparemment magiques, qui se volatilisent à la mort de leur porteur). Seul l'un d'entre eux est mort (Talenel / Taln), les autres ont fui, brisés. Jezrien espère que si au moins l'un d'entre eux (les Hérauts, dont Jezrien est le roi) est toujours lié au Pacte Sacré, ils auront une chance de mettre fin au cycle des Désolations. Kalak et Jezrien abandonnent leurs épées à leur tour.
Prologue
Tuer - Szeth, 4500 ans plus tard
Szeth-fils-fils-Vallano, Avérite de Shinovar, est missionné par les Parshendis pour tuer le roi Gavilar pendant le traité de paix entre le royaume d'Alethkar et les Parshendis. Szeth n'a aucune idée de la raison de cette trahison. Il est capable de puiser de la Fulgiflamme pour exécuter des prouesses qu'on attribuait des millénaires plus tôt aux Chevaliers Radieux, comme manipuler la gravité. Il est aussi muni d'une Lame d'Éclat, arme légendaire tranchant toute matière et annihilant l'âme des vivants.
Après quelques combats contre des gardes, il fait face à un homme équipé à la fois d'une Armure d'Éclat et d'une Lame, qui se révèle être le roi Gavilar en personne. Szeth finit par le faire tomber du haut d'un balcon. Alors qu'il est en train de mourir, il demande à Szeth de transmettre à son frère (Dalinar) ce message : "...qu'il doit trouver les mots les plus importants qu'un homme puisse prononcer". Il confie aussi à Szeth une étrange sphère noire qu'il lui demande de cacher. Szeth marque les mots avec le sang du roi et s'enfuit.
Première partie
Au-dessus du silence - Kaladin, Shallan
Chapitre 1
Béni-des-Foudres - Cenn, 5 ans plus tard
Cenn est une nouvelle recrue sans expérience dans l'armée du Clarissime Amaram, qui combat contre celle d'un autre noble Aléthi. Cenn discute avec Dallet, un vétéran, qui le rassure : il a été affecté à l'escouade de Kaladin, qui est connu pour prendre soin de ses soldats.
Lors de la bataille, Cenn est blessé à la jambe, et Kaladin arrive in extremis pour le sauver. Un porte-éclat en armure arrive au loin. Cenn perd connaissance.
Chapitre 2
Mort de l'Honneur - Kaladin, 8 mois plus tard
Kaladin a été fait esclave, suite à la mort d'un pâle-iris. Il est passé dans les mains de plusieurs maîtres et tenté de s'évader maintes fois, avant de se trouver avec d'autres prisonniers dans des chariots-prison afin d'être vendus… Son front a été marqué au fer rouge du glyphe Shash (danger).
Il commence à perdre espoir, lorsqu'un sprène de vent, qui suit le chariot depuis des mois, s'adresse à lui, en prenant la forme d'une jeune fille… Ce n'est pas censé être possible à sa connaissance (les sprènes n'étant pas intelligentes). Elle lui dit de continuer à se battre.
On se rend compte que Kaladin a des connaissances avancées en médecine que son père lui a transmises.
Chapitre 3
La Cité des Carillons - Shallan
Shallan Davar, une jeune noble Védène, arrive à Kharbranth après un long voyage en bateau. Elle court depuis plusieurs mois à la poursuite de Jasnah Kholin, la soeur érudite et hérétique du Roi d'Alethkar, afin de la convaincre de devenir sa pupille. Jasnah serait toujours dans la cité, certainement au Conclave. Shallan s'y rend donc, en compagnie du marin Yalb.
Elle nous dit qu'en devenant la pupille de Jasnah, cela améliorera le statut de sa maison, proche de la faillite depuis la mort de son père. Avec ses frères, elle aurait concocté un plan pour redorer le blason de la maison Davar.
Chapitre 4
Les Plaines Brisées - Kaladin
Kaladin est toujours enfermé dans le chariot à esclaves qui s'est apparemment perdu. La sprène continue à venir le voir et lui parler, il s'étonne de son comportement atypique.
Ils finissent par arriver dans un grand camp militaire Alethi qui n'est autre que les Plaines Brisées, théâtre de la guerre avec les Parshendis.
Chapitre 5
Hérétique - Shallan
Shallan parvient à retrouver Jasnah au Conclave, où elle marche en discutant avec le roi de Kharbranth, Taravangian… ils semblent négocier quelque chose. Tout en continuant à marcher, Jasnah invite Shallan à se présenter, et la questionne longuement pour juger de ses compétences dans divers domaines, et met en évidence ses lacunes dans plusieurs d'entre eux.
Ils arrivent devant une salle dont l'entrée a été obstruée par un énorme rocher tombé du plafond, emprisonnant la petite-fille du roi. Celui-ci a demandé à Jasnah d'utiliser son spiricante pour détruire la pierre, service qu'elle a négocié contre un accès au Palanée.
Jasnah utilise son spiricante, et la roche se transforme en fumée : le roi la mène lui-même au Palanée. Au passage, Jasnah informe qu'elle ne prendra pas Shallan comme pupille à cause de ses lacunes. Shallan est dépitée, mais va persévérer : on apprend que son projet est en fait de voler le spiricante de Jasnah pour sauver sa famille de la ruine.
Chapitre 6
Pont Quatre - Kaladin
La caravane d'esclaves arrive aux Plaines Brisées, dans le camp de guerre du Haut-Prince Sadeas. Une pâle-iris les inspecte et Kaladin tente de se vendre en tant que combattant, mais l'esclavagiste le désigne comme un ancien déserteur, et Kal est désigné pour devenir "homme de pont".
Il est emmené à Gaz, un sergent cruel qui l'a direct dans le collimateur, et qui l'assigne au Pont Quatre. Il l'envoie sur le terrain sans chaussure ni gilet : avec des dizaines d'hommes, ils doivent porter un lourd pont en bois pour servir de passerelle permettant aux armées de traverser les différents plateaux jusqu'à une zone de conflit.
Des heures de souffrance plus tard, juste avant d'arriver aux Parshendis, Gaz met Kaladin en avant du pont, la zone la plus exposée aux flèches. Tous ses coéquipiers meurent pendant l'assaut, et Kal est le seul survivant. Il aurait été laissé pour mort si la petite sprène de vent ne l'avait pas réveillé, après la bataille. Elle lui donne son nom : Sylphrena, ou Syl. Il rentre au camp avec d'autres survivants des autres ponts. Gaz est furieux que Kaladin soit toujours vivant.
Chapitre 7
Tout ce qui est raisonnable - Shallan
Shallan se rend au Palanée dans le but de convaincre une nouvelle fois Jasnah, la survie de sa famille dépendant de la réussite de son plan, le spiricante avait été abimé le soir où son père a trouvé la mort, fait qu'elle et ses frères ont soigneusement caché.
L'accès lui est refusé, mais on l'autorise à attendre dans l'alcôve que la princesse a réservé. Shallan s'y pose, et se met à dessiner afin de se calmer : elle utilise sa mémoire photographique pour croquer des scènes qu'elle a mémorisées dans la journée.
Elle écrit ensuite une lettre pour Jasnah afin de la convaincre en lui expliquant qu'elle est autodidacte.
Shallan s'apprête à partir, lorsqu'un jeune ardent arrive dans l'alcôve. Il tombe en admiration devant les dessins, propose de les laquer, et sympathise avec Shallan. Il se nomme Kabsal, lui explique qu'il cherche Jasnah pour tenter de la convertir au Vorinisme, et demande à Shallan de faire passer sa requête. Shallan s'apprête à partir, quand Jasnah arrive dans l'alcôve, l'air mécontente.
Chapitre 8
Plus près de la flamme - Shallan
Jasnah, en rogne, explique à Shallan qu'elle a déjà pris sa décision et la congédie sans cérémonie. Elle la rappelle quelques instants après, Shallan ayant oublié de reprendre les sphères qu'elle avait posées pour s'éclairer.
Shallan lui demande si elle avait vu la lettre, mais ce n'était pas le cas, et Jasnah la lit devant elle. La princesse lui accorde que sa motivation et ses arguments sont bons, et elle lui promet de la prendre plus tard comme pupille, quand elle aura comblé ses lacunes en philosophie et en histoire.
Shallan sait qu'elle ne dispose pas de tout ce temps, et elle compte se former avant que Jasnah ne quitte Kharbranth. Elle retrouve Yalb devant le Conclave, et lui demande de l'amener à un vendeur de livres : il lui en trouve un, et aide Shallan à ne pas se faire arnaquer.
Munie de nombreux livres suggérés par Jasnah, Shallan retourne dans l'antichambre du Palanée, loue une alcôve, et se met à potasser. Jasnah l'interrompt peu de temps après : elle avait soudoyé les serviteurs pour la prévenir si Shallan revenait. Elle demande à voir le sac de Shallan, et tombe sur ses croquis, notamment de naturaliste. Quand elle demande à Shallan pourquoi elle les a faits, celle-ci répond que c'était par plaisir. Cela finit par convaincre Jasnah, qui lui donne rendez-vous dans ses appartements, où elle l'assistera dans ses recherches, et continuera à se former.
Chapitre 9
Damnation - Kaladin
Cela fait plusieurs semaines que Kaladin fait partie du Pont Quatre, et à part lui seul un autre homme a survécu à sa première course de pont.
L'équipe est régulièrement renflouée par de nouveaux arrivants, et Kal remarque un jeune garçon qui lui rappelle son petit frère Tien, qu'il n'a pas su protéger. Kal ne prend pas la peine de retenir les noms, les gens meurent trop vite.
Syl ne supporte plus de voir Kaladin dans cet état et s'en va, lui promettant qu'elle essaiera de revenir.
L'équipe est appelée pour une autre course de pont, et le garçon qui lui rappelait Tien est tué, ainsi que l'autre survivant. Kaladin se rend compte qu'il est comme mort à l'intérieur, et se met à pleurer.
Chapitre 10
Histoires de chirurgiens - Kaladin, 9 ans plus tôt
Kal arrive en retard pour aider son père Lirin à soigner une femme dont la main a été abimée. Il se rend compte qu'ils vont devoir amputer le majeur. Après l'opération, Lirin demande à son fils la raison de son retard : il était avec son ami Jam, le fils de soldat, qui apprenait à utiliser un bâton. S'ensuit un débat entre eux sur le fait de devenir soldat ou chirurgien.
Lirin questionne Kal sur différentes connaissances associées à la chirurgie, lui dit qu'il est fier de ses connaissances et de sa mémoire, et qu'il ne devrait pas gâcher ses compétences en devenant soldat. Il compte l'envoyer étudier avec les plus grands chirurgiens à Kharbranth.
Chapitre 11
Gouttelettes - Kaladin
Kaladin sort juste après une tempête, et se rend au gouffre de l'Honneur, là où ceux qui n'ont plus d'espoir mettent fin à leurs jours. Il croise Gaz qui l'accuse de s'échapper, mais Kal lui dit où il se rend et il poursuit sa route.
Alors que Kaladin ressasse ses idées noires, s'apprêtant à sauter, il entend Syl l'appeler.
La petite sprène arrive à le persuader de tenter de protéger les gens autour de lui malgré ses précédents échecs. Les hommes de pont mourront dans tous les cas, s'il n'essaie pas.
Kaladin revient au camp, et attaque Gaz, le mettant à terre. Il exige de devenir le chef du Pont Quatre, et de se tenir loin de lui, en échange d'une partie de sa maigre paie. Il rentre ensuite au baraquement, où il demande à chacun leur nom : ils résistent ou l'envoient balader, mais finissent par lui donner.
Intermède 1
Ishikk
Ishikk, un pêcheur du lac Limpide, rentre chez lui après une journée infructueuse. Il a rendez-vous avec des étrangers dans l'auberge de Maib, qui tente depuis longtemps de l'épouser.
Les trois étrangers, Temoo, Vao et un autre ont missionné Ishikk pour trouver des informations sur un certain Hoid, homme au visage en pointe de flèche, cheveux blancs, langue habile, et qui est habitué à se déguiser. Malheureusement, cela fait cinq mois que le pêcheur se renseigne dans les villages alentour sans trouver aucune information.
Intermède 2
Nan Balat
Balat Davar, le frère de Shallan, torture de petits animaux tout en réfléchissant à l'avancée du plan de Shallan pour sauver leur famille. Il repense au fait que sa famille a été brisée, entre autres par le caractère de leur père, et que seuls lui et Shallan s'en sont à peu près sortis indemnes. Il est interrompu par son frère Wikim, qui lui annonce qu'ils ont un gros problème.
Intermède 3
La splendeur de l'ignorance - Szeth
Szeth a changé de nombreuses fois de maître ces dernières années, et il est actuellement propriétaire d'un homme nommé Took, qui l'utilise pour épater la galerie dans les petits villages. Szeth se félicite qu'aucune des bassesses qu'on lui impose ne nécessite de verser du sang.
Mais lorsqu'ils quittent le village, Took est tué par des brigands, et l'un d'eux récupère la Pierre-de-serment de Szeth : celui-ci est obligé de leur indiquer qu'en ayant cette pierre, les brigands deviennent les propriétaires du Shinove et peuvent tout lui ordonner, sauf de s'ôter la vie (et de lui prendre sa Lame d'Éclat, ce qu'il omet de préciser). Les brigands semblent très intéressés.
Deuxième partie
Illuminent les tempêtes - Dalinar, Kaladin, Adolin
Chapitre 12
Unité - Dalinar, Adolin
Sur les Plaines Brisées, Adolin chasse un démon des gouffre en compagnie de son roi et cousin Elhokar, son père Dalinar, son frère Renarin et le haut-prince Sadeas. Il est troublé par les crises et visions étranges que subit Dalinar pendant les tempêtes majeures, et particulièrement agacé des remarques de Sadeas sur son père.
Dalinar chevauche en compagnie de son neveu Elhokar, et lui suggère qu'ils cherchent un point de vue en hauteur afin d'observer la progression des soldats à travers les gouffres. Elhokar fonce vers un promontoire en lui pariant qu'il arrivera avant lui, et Dalinar court à sa suite. Équipés de leurs Armures d'Éclat, ils peuvent se mouvoir et grimper comme aucun humain ne peut le faire. Il se laisse distancer et distraire par des pensées liées à ses visions, une voix qu'il pense être celle du Tout-Puissant lui demandant de "les unir".
Elhokar ayant gagné la course, ils retournent auprès des autres.
Adolin récupère les informations de mouvement des troupes tout en réfléchissant à ses déboires amoureux. Il fait son rapport à Dalinar, en lui exprimant le peu d'intérêt qu'il porte à la chasse. Son père lui rétorque que cette chasse permet au roi d'améliorer son image et son estime de soi, vu qu'il a la paranoïa des assassins et qu'il craint que le peuple le trouve lâche.
Malice, le "fou" du roi, les rejoint, et taquine les deux frères. Il arrive à mettre Renarin très mal à l'aise, tout en assénant à Dalinar qu'il n'est pas aussi fragile qu'il en a l'air.
Plus tard, Dalinar discute avec l'homme qui a posé l'appât pour le démon des gouffres sur le plateau voisin. Il se rend compte que l'appât a disparu et que la bête arrive malencontreusement sur le plateau où ils se trouvent, en compagnie des spectateurs.
Chapitre 13
Dix battements de cœur - Dalinar, Adolin
Dalinar, Adolin et Elhokar se ruent à cheval sur le démon des gouffres pendant que les civils évacuent le plateau. À l'aide de leurs Lames d'Éclat, Adolin et Dalinar s'attaquent à ses nombreuses pattes, pendant qu'Elhokar le distrait.
Malheureusement lors d'un mouvement la sangle de sa selle lâche, et il se retrouve à terre, à la merci de la créature.
Dalinar le sauve in extremis, pendant qu'Adolin continue de s'acharner sur les pattes. La bête s'effondre, ne supportant plus son propre poids : Elhokar invoque sa Lame, tue la créature, puis récolte le cœur-de-gemme qui se trouve à l'intérieur.
Chapitre 14
Jour de paie - Kaladin
Kaladin se lève tôt, bien décidé à motiver les membres du Pont Quatre, mais ceux-ci sont apathiques, et il lui faut porter de force l'un d'entre eux, Moash, pour que les autres daignent sortir de la caserne. Il informe les hommes que dès à présent ils s'entraineraient le matin pour être plus à même de survivre pendant les courses, mais ceux-ci lui rient au nez, et Gaz abonde dans ce sens, disant que Kaladin n'a aucune autorité en dehors des courses de pont.
Plus tard, Kaladin retrouve Gaz pour toucher sa paie, et lui verser son pot-de-vin, qu'il augmente d'une brisure. Gaz lui confirme que les hommes de pont sont tellement désespérés qu'ils n'obéiront jamais à ses ordres. Kal se méfie toujours de Gaz, et demande à Syl de le surveiller pendant qu'il dort.
Kaladin décide de s'entraîner seul, se servant d'une lourde planche pour faire ses exercices toute la matinée. Les ouvriers et hommes de pont l'observent de loin, intrigués.
Plus tard, il discute avec Syl, et celle-ci se rend compte qu'elle devient de plus en plus consciente d'un jour à l'autre : elle appréhende maintenant des concepts abstraits comme le mensonge, ou la mort… elle comprend que la veille elle l'a empêché de se suicider.
Chapitre 15
L'appât - Dalinar, Adolin
Adolin supervise le nettoyage des dégâts occasionnés par le démon des gouffres, puis se rend au pavillon d'Elhokar pour faire son rapport sur le nombre de victimes.
Elhokar fait remarquer à Dalinar qu'il n'est pas très investi dans la chasse aux cœurs-de-gemmes , comparé à Sadeas. Adolin et Sadeas s'écharpent, et ce dernier rabaisse Renarin, le traitant de bon à rien. Dalinar calme le jeu en suggérant que si quelqu'un rabaisse son fils en public devant le roi, il devrait sortir sa Lame et faire couler son sang. Malice intervient, tournant Sadeas en ridicule et permettant à Renarin de montrer son intelligence.
Adolin et Dalinar partent examiner la sangle de selle endommagée, le roi les ayant missionné pour enquêter. Difficile de déterminer sans expert s'il s'agit d'un sabotage ou non, et Adolin demande si Sadeas pourrait être derrière tout ça. Dalinar lui raconte que Sadeas donnerait sa vie pour le roi, et que c'était lui qui avait servi de leurre pour tenter de sauver Gavilar le soir de sa mort. Il lui parle aussi des derniers mots que l'ancien roi a laissés avec son sang. Elhokar les rejoint et leur demande ce qu'ils ont trouvé, et insiste sur le fait qu'il s'agit d'une tentative de régicide, ce qui agace Dalinar.
Chapitre 16
Cocons - Kaladin, 7 ans et demi plus tôt
Kaladin discute avec son amie Laral des projets de son père pour faire de lui un chirurgien. Elle l'encourage plutôt à devenir soldat pour avoir une chance de remporter une Lame d'Éclat et devenir pâle-iris. Tien les rejoint et donne à Kaladin une belle pierre qu'il a trouvée. Ils partent ensuite à la chasse aux lurgs.
Kal et Laral discutent ensuite avec d'autres garçons du village, et Kal met en colère Jost, qui le défie de le combattre. Il se fait battre, mais se surprend à apprécier le fait de manier une perche en combat.
En rentrant chez lui, Kal apprend que Wistiow, le bourgmestre du village et père de Laral est décédé. Il a laissé une belle somme de sphères pour que Kaladin aille étudier à Kharbranth et devienne le chirurgien du village.
Chapitre 17
Un coucher de soleil rouge sang - Kaladin
Kaladin se rend chez l'apothicaire du camp, souhaitant acheter un antiseptique et du matériel de soin. Malheureusement ça coûte cher, et il repart juste avec des bandages et de quoi recoudre des plaies. À peine revient-il au baraquement qu'un cor retentit, appelant les hommes de pont à se lancer dans une course.
À la fin de cette course, Kaladin surprend tout le monde en prenant la position de Roc à l'avant plutôt que la place plus sûre du chef à l'arrière. Ils essuient les tirs parshendis, et plusieurs meurent ou sont blessés. Kal ramène un blessé derrière un rocher, où il retrouve Roc, Teft et d'autres. Ils l'aident à ramener en sécurité Dabbid qui a un bras cassé et Leyten qui est très amoché : Kal tente de le soigner comme il peut.
Kaladin veut ramener les blessés en les portant avec le pont, mais Gaz s'y oppose : Kal lui verse un pot-de-vin supplémentaire pour fermer les yeux.
Chapitre 18
Haut-prince de la guerre - Dalinar, Adolin
Adolin se promène avec Jalana, une de ses soupirantes. Il en profite pour visiter des artisans du cuir, et faire avancer l'enquête sur la sangle de selle du roi : celle-ci aurait bien été tranchée, mais potentiellement par un mauvais entretien. Il se rend ensuite au temple pour parler à l'ardent Kadash, lui demander son avis sur les visions de Dalinar : il ne pense pas que ces visions soient dues au Tout-Puissant, mais plutôt à son passé qui le hante.
Dalinar, Renarin et Teshav réfléchissent à comment faire en sorte que les hauts-princes suivent le roi. Il décide de se séparer d'un autre de ses bataillons afin d'assurer la sécurité dans la région. En discutant avec Renarin, il lui promet qu'il lui transmettra la prochaine cuirasse et lame d'Éclat qu'il gagnera afin que le jeune homme puisse combattre avec les autres malgré sa faiblesse physique.
Plus tard, Dalinar rend visite à Elhokar et lui demande combien de temps il compte poursuivre la guerre vu le peu d'évolution ces dernières années, et qu'il faudrait peut-être se retirer pour se concentrer sur le maintien de son royaume. Elhokar est choqué par cette proposition, et Dalinar lui propose une nouvelle possibilité pour faire changer les choses : le nommer haut-prince de la guerre.
En rentrant, ils se font surprendre par l'arrivée d'une tempête majeure, et s'abritent de justesse dans un bâtiment à l'entrée de leur camp.
Chapitre 19
Chute d'étoiles - Dalinar
Dès que la tempête éclate, Dalinar ne se trouve plus dans le camp, mais dans une petite grange inconnue en compagnie d'une fillette terrifiée. Comme à chaque vision, il est projeté dans le passé et prend la place d'une personne : ici le père de la fillette. Une créature faite d'ombre les attaque, et Dalinar arrive à fuir dans la maison voisine avec la fille, et retrouve une femme qui le désigne comme son mari.
Ils ont beau se barricader, les ombres les attaquent, et Dalinar se défend avec un tisonnier. Ils fuient à travers la nuit, et finissent encerclés par les créatures.
Des chevaliers radieux apparaissent tombant du ciel, et détruisent les créatures, qu'ils désignent sous le nom d'Essences de Minuit (Dalinar pensait que c'était des néantifères).
Ils invitent Dalinar à les rejoindre à Urithiru, leur quartier général, pour s'entraîner et peut-être devenir un radieux.
La "femme" de Dalinar lui parle alors, mais ce n'est pas sa voix, c'est celle qu'il entend dans chaque vision et qui lui parait familière. Elle lui dit à nouveau de "les unir", et lui donne quelques conseils flous, lui disant que ça ne lui sera pas d'une grande aide. Dalinar lui demande s'il doit continuer à faire confiance à Sadeas et la voix lui répond que oui, il faut qu'ils restent unis.
Dalinar reprend ses esprits dans la baraque du camp de guerre, maintenu par des soldats qui l'empêchent de gesticuler.
Chapitre 20
Écarlate - Kaladin, 7 ans plus tôt
Kaladin essaie de sauver la vie d'une fillette dans la rue, il était présent lors de l'accident lorsqu'elle s'est gravement blessée. Il tente d'endiguer l'hémorragie le temps que les villageois trouvent Lirin. Il arrive à faire les choses correctement, mais la fille a perdu trop de sang et ne survit pas.
Kal n'arrive pas à se remettre de ça, et son père le console en lui disant qu'il avait fait tout ce qu'il pouvait, et qu'il va devoir apprendre à s'endurcir et savoir quand se laisser atteindre et quand lâcher prise.
Chapitre 21
Pourquoi les hommes mentent - Kaladin
Les trois blessés que Kaladin a fait ramener au camp sont toujours vivants, même si l'état de Leyten est problématique : il lui faudrait de l'antiseptique mais il n'a pas l'argent pour. Hobber est en bonne forme malgré la flèche qu'il a reçue dans la jambe. Dabbid semble toujours en état de choc.
Kaladin part ensuite faire son entraînement matinal, et Syl le rejoint : elle lui rapporte les ragots comme quoi tout le monde pense qu'il est fou. Gaz arrive, et annonce à Kal que Sadeas a ordonné à ce qu'aucune nourriture ou paie ne soit donnée aux blessés tant qu'ils ne peuvent pas faire de course de pont.
Kaladin va demander aux hommes du Pont Quatre s'ils sont prêts à donner un peu de leur pitance et quelques sphères pour soigner les blessés, mais tous lui rient au nez. Roc promet quand même à Kal qu'il donnera un peu de nourriture pour Hobber, pensant que c'est le seul qui va se rétablir. Apparemment il est aussi en capacité de voir Sylphrena contrairement aux autres.
Mais juste avec les rations de Kal et Roc, les blessés ne survivront pas. Kal a une idée, mais cela nécessite de sortir du camp, et en négociant avec Gaz, il fait attribuer au Pont Quatre la seule corvée qui leur permet de sortir : le ramassage de pierres. Il persuade Teft de les aider : en ramassant les pierres, ils pourront aussi récupérer des roseaux de bosseline, dont le lait est antiseptique.
Chapitre 22
Yeux, mains ou sphères ? - Dalinar
Dalinar et ses fils se rendent à une fête organisée par le roi. Il s'irrite de la mode négligée des autres nobles et de leur ivresse, toutes deux très éloignées des codes de guerre aléthis. A l'entrée de la fête, Malice se fait un plaisir d'insulter chaque convive à son arrivée : il prévient Dalinar que le bruit circule comme quoi il a suggéré au roi d'abandonner la guerre.
Dame Navani, la veuve de Gavilar se présente à l'improviste à la fête, tout juste revenue d'Alethkar. Dalinar essaie de cacher l'effet que cette femme produit sur lui, Navani ayant dans sa jeunesse séduit les deux frères avant de choisir l'ainé.
Elhokar annonce que suite à la tentative d'assassinat envers sa personne, il nomme Sadeas haut-prince de l'Information pour enquêter. Dalinar se rend compte que Sadeas a retourné contre lui sa proposition pour le nommer haut-prince de la Guerre.
Chapitre 23
Beaucoup d'usages - Kaladin
Le Pont Quatre est donc de corvée pour récupérer des pierres qui seront spiricantées en nourriture. Kaladin, Teft et Roc en profitent pour récupérer en douce des roseaux de bosseline, et Syl aide en dirigeant le Mangecorne vers les plantes qu'elle trouve. Ils cachent leur butin sous leur chariot, à l'insu du conducteur. Kal essaie de sympathiser avec les autres membres du Pont Quatre, mais ils lui en veulent de les avoir privés de leur temps libre pour cette corvée.
Plus tard, une fois rentrés au camp, les trois compères se faufilent dans la nuit pour récupérer les fagots sous le chariot. Syl trouve des bouteilles vides usagées, et ils se rendent au gouffre de l'honneur pour pouvoir travailler sans être dérangés.
Tout en extrayant la sève antiseptique des roseaux, ils discutent, et Kaladin demande à Roc comment il est arrivé au Pont Quatre. Roc explique que son chef et cousin est descendu des montagnes pour battre Sadeas et gagner sa cuirasse d'Éclat, mais il a perdu et Roc est devenu son esclave. Il a d'abord été cuisinier pour le pâle-iris, mais a été pris à mettre du crottin de chull dans la nourriture et a fini aux ponts.
Teft demande à Kal quelle est son histoire, et celui-ci répond qu'il a tué un homme, que ce n'était pas un meurtre, et qu'une personne haut placée l'a remercié pour ça. C'est le fait d'avoir refusé le cadeau d'un pâle-iris qui lui a valu de devenir esclave.
Chapitre 24
La galerie des cartes - Dalinar, Adolin
Ses visions lui ayant suggéré d'unir les siens, Dalinar tente d'approcher le haut-prince Roion afin de collaborer avec lui dans la chasse aux cœurs-de-gemmes : Roion est celui qui en a gagné le moins, et les compétences de leurs deux armées semblent complémentaires. Roion semble méfiant et s'en va en disant qu'il y réfléchira. Dalinar comprend qu'il ne donnera pas suite à sa proposition.
Adolin rejoint Dalinar peu de temps après, et l'informe que Sadeas souhaite entrer dans le camp pour son enquête : Adolin craint que Sadeas ne fabrique de fausses preuves incriminant les Kholin. Quand Dalinar lui dit que ses visions lui suggèrent de faire confiance à Sadeas, Adolin s'emporte, répondant que miser l'avenir de leur maison sur des hallucinations est de la folie, que tout ceci n'est que le fruit de son imagination et de ses traumatismes.
Chapitre 25
Le boucher - Kaladin, 7 ans plus tôt
En ville, Kaladin entend des villageoises parler en mal de son père, le soupçonnant d'avoir volé à Wistiow les sphères léguées à Kal pour ses études. Il croise Hesina, sa mère, qui lui demande de ne pas en vouloir aux villageois, qui ne font que répéter ce qu'ils ont entendu. Ils respectent malgré tout Lirin mais sont mal à l'aise à cause de son statut social plus élevé. Kaladin réalise que ses parents avaient espéré le marier à Laral, lui étant sombre-iris de haut rang et elle pâle-iris de bas rang. Il est toujours tiraillé entre la vocation de chirurgien ou de soldat.
Le Clarissime Roshone, nouveau bourgmestre de la ville vient d'arriver : il est très mécontent d'avoir été assigné à un village aussi reculé, et reproche publiquement à Lirin sa situation, ayant selon lui laissé mourir Wistiow.
Chapitre 26
Quiétude - Dalinar
Dalinar se fait lire un passage de la Voie des Rois par une scribe. Cela le réconforte d'habitude, mais aujourd'hui ça lui rappelle les reproches que lui a faits Adolin. Dalinar apprend à Renarin que le haut-prince Aladar a lui aussi refusé sa demande d'alliance.
Un cor retentit, annonçant qu'une chrysalide a été aperçue sur les plaines. Dalinar autorise la course, ce qu'il n'avait pas fait depuis des mois : il se dit que ça améliorera le moral des troupes. Un de ses généraux insiste pour utiliser des ponts plus efficaces comme Sadeas, et Dalinar l'autorise à former une équipe.
Juste avant le départ, Sadeas débarque, invoquant son droit de haut-prince de l'Information pour poursuivre son enquête sur la supposée tentative de meurtre du roi, et demande à interroger des soldats.
Arrivés à proximité de la chrysalide, Dalinar et Adolin se battent avec les Parshendis. Comme autrefois lors de ses batailles, il ressent le Frisson lui donnant de la force, mais il est soudainement remplacé par une sensation de dégoût face à toute cette violence et ces morts. Dalinar continue à se battre malgré son malaise, et il entend une voix sortie de nulle part lui murmurer "la vie avant la mort". Ils remportent la bataille, gagnant le cœur-de-gemme ; Dalinar remarque au loin un grand Parshendi avec une cuirasse d'Éclat, et se demande pourquoi il n'a pas participé au combat.
Chapitre 27
Corvée de gouffre - Kaladin
Kaladin retourne chez l'apothicaire pour lui revendre la sève de bosseline, mais il lui dit que les roseaux sauvages sont bien moins efficaces. Kaladin arrive à flairer l'arnaque, comprenant qu'il vend à prix d'or cet antiseptique à l'armée, et en obtient un prix correct.
Le Pont Quatre est de corvée de gouffre : Kaladin et son équipe doivent y chercher des équipements et autres choses récupérables sur les cadavres qui sont tombés au fil des batailles. Pendant leur excursion, Roc et Teft commencent à discuter ensemble, et le jeune Dunny se joint à eux, tandis que les autres restent à l'écart.
À un moment, Kaladin ramasse une lance, ce qui lui fait remonter de nombreux souvenirs. Ses détracteurs se moquent de lui, mais Kal exécute alors un kata à la perfection, ce qui sidère le groupe.
Ils tombent aussi sur des cadavres parshendis, et découvrent avec étonnement que leurs armures poussent directement sur leur corps.
En rentrant au camp, Kaladin trouve une idée pour tenter de fédérer le groupe. Il part faire des courses avec Roc, et ils reviennent avec un chaudron et des victuailles : le Mangecorne leur prépare un délicieux ragoût, ce qui fait sortir une bonne partie du Pont Quatre du baraquement pour en profiter, à l'exception de ses plus grands détracteurs comme Moash et Sigzil.
Le lendemain, Kaladin se lève tôt, et la plupart des hommes viennent s'entraîner avec lui.
Chapitre 28
Décision - Adolin, Dalinar
Adolin participe à une inspection de nouveaux modèles de pont avec Dalinar, et il s'inquiète pour lui : il semble particulièrement fatigué. Dalinar est perdu dans ses pensées, il se demande pourquoi on n'utilise pas d'Éclat pour les travaux d'ouvriers, et si leur situation actuelle aux Plaines Brisées ne pourrait pas avoir des conséquences désastreuses pour la politique et l'économie du pays.
Dalinar pense à abdiquer pour faire d'Adolin le haut-prince des Kholin, il pense qu'il se débrouillera très bien. Il a besoin de s'occuper à quelque chose d'utile pour réfléchir, et décide de travailler sur un chantier de construction de latrines. Sa cuirasse d'Éclat lui permet d'abattre le travail de plusieurs ouvriers. Plus tard, il est interrompu par Navani venue le rejoindre : elle lui signale qu'il a oublié leur rendez-vous, et l'informe que Jasnah cherche à le joindre par échocalame.
Dalinar retourne dans ses quartiers, où se trouve déjà Adolin, et à travers ses scribes et l'échocalame, il échange avec Jasnah par écrit. Après les formules de politesse, elle lui demande de lui raconter à nouveau leur premier contact avec les parshendis, et tout particulièrement s'ils avaient déjà des Lames d'Éclat à l'époque (il lui répond que non, il n'en a vu chez eux qu'après la mort de Gavilar). Jasnah utilise les talents de Shallan pour transmettre un dessin qu'elles ont trouvé et qui représenterait un néantifère : Dalinar et Adolin identifiant plutôt un démon des gouffres.
Les autres partis, Dalinar se retrouve seul en compagnie de Navani, et il lui révèle qu'il va abdiquer en faveur d'Adolin. Elle lui rétorque que c'est une grave erreur.
Intermède 4
Rysn
Rysn est une apprentie marchande thaylène, qui se rend à Shinovar en compagnie de Vstim, son babsk (maître). Elle voit pour la première fois l'étrange végétation shinove, dont l'herbe qui ne se rétracte pas et qui pousse sur un matériau brun nommé la terre.
Tresh-fils-Esan, le shinove avec qui ils devaient faire affaire arrive. Vstim lui explique qu'ici les fermiers sont les plus haut placés socialement, et les guerriers les plus bas.
Vstim lui vend du métal spiricanté à partir de déchets, et non tiré d'une mine, ce qui serait contraire aux usages et croyances de ce pays. En retour, le shinove lui vend des poulets et d'autres objets de valeur, avec une humilité assez prononcée.
Vstim lui demande s'il vend toujours des serviteurs aussi obéissants que celui qu'il lui a vendu il y a 7 ans, et il répond qu'il ne s'agissait que d'un Avérite qui ne valait rien, et qu'il espère qu'il n'en aura plus d'autre comme lui.
En repartant, Vstim demande à Rysn de prendre de l'herbe shinove dans un pot et de la cultiver, pour se familiariser avec l'étrangeté de ce pays.
Intermède 5
Axies le Recenseur
Axies le Recenseur se réveille nu dans une ruelle de Kasitor, après une cuite sévère : il tentait d'apercevoir des sprènes d'ébriété, assez rare. Il tente d'observer tout type de sprènes, et comme tous les Aimiens, il peut changer la couleur de sa peau et y inscrire des marques, qui lui servent de carnet de notes. Il est dans cette ville pour observer un énorme sprène unique, qui apparaît à heure fixe dans la crique, et que l'on nomme Cusicesh le Protecteur. Il arrive à l'observer, mais un gamin des rues lui vole le pagne qu'il avait enfilé, et il est emmené en prison. Il espère pouvoir y observer des sprènes de captivité.
Intermède 6
Une oeuvre d'art - Szeth
Makkek, le maître de Szeth, a ouvert une maison de jeux. Il lui demande d'assassiner Gavashaw, un concurrent qui vient d'arriver en ville. Szeth se faufile dans le manoir de Gavashaw, mais ne le trouve pas : il finit par trouver sa tête coupée dans une salle. Un étranger masqué apparaît dans l'ombre, et lui présente la tête de son ancien maître et sa Pierre de Serments. Il devient donc le nouveau maître de Szeth, et lui présente une liste de personnes à assassiner, toutes des personnes parmi les plus influentes de Roshar.
Troisième partie
Agonie - Kaladin, Shallan
Chapitre 29
Errogance - Shallan
Shallan discute avec ses frères par échocalame. Ils l'informent que Luesh, l'intendant de leur père, est mort. Des “amis” de leur père sont aussi passés pour leur suggérer de rendre au plus vite le spiricante. Ils ont remarqué que l'un d'entre eux avait tatoué sur le pouce le même motif qu'un pendentif trouvé sur Luesh.
Plus tard, Shallan étudie la monarchie aléthie, et discute avec Jasnah de ce sujet, notamment sur ce qu'elle a appris du meurtre de Gavilar. Shallan se demande sur quoi travaille réellement Jasnah.
Taravangian s'invite dans leur loge pour le repas, et demande à Shallan si elle peut lui dessiner son portrait. Elle s'y attelle de bon cœur, tout en écoutant Jasnah et le roi discuter de religion. En examinant son dessin terminé, Shallan remarque qu'elle a dessiné deux silhouettes en arrière-plan, qui n'étaient pas présentes : des personnages étranges avec des symboles en guise de tête. Ne comprenant pas pourquoi elle a fait ça, elle froisse précipitamment la feuille, prétendant une erreur, et promet au roi de lui refaire un portrait dans la journée.
Chapitre 30
Invisibles ténèbres - Kaladin, Gaz
Kaladin part s'entraîner de bon matin, tous les membres du Pont Quatre s'y mettent, même les plus réfractaires. Ils ont encore perdu deux membres et eu deux blessés lors d'une dernière course. Kal réfléchit à une méthode pour utiliser le pont comme un bouclier lors de l'arrivée dans la zone de conflit : il n'en parle pas aux autres, mais suggère aux autres de s'entraîner à porter le pont à la verticale pour faire travailler d'autres muscles. Pour mieux gérer le groupe, Kaladin a nommé plusieurs membres comme Skar et Moash "chef d'escouade", et ce dernier s'en étonne : il ne fait pas du tout confiance à Kal, mais décide de le suivre par curiosité.
Gaz les observe et Lamaril le rejoint : ce dernier rackette apparemment Gaz depuis longtemps et lui demande son paiement. Il lui fait aussi remarquer que l'autonomie croissante de Kaladin va devenir un problème : il lui suggère de ne pas le supprimer directement mais de faire en sorte qu'il meure pendant une course, histoire qu'il ne devienne pas un martyr. Lamaril menace aussi Gaz de faire de lui un homme de pont.
Quand Gaz voit le Pont Quatre porter leur pont à la verticale, il encourage Kal à essayer cette technique pendant une course, persuadé qu'ils seront plus exposés aux flèches.
Chapitre 31
Sous la peau - Kaladin, 6 ans plus tôt
Lirin est ivre, et dit à Kal de ne pas revenir à Pierre d'Âtre après son départ pour Kharbranth : les villageois ne veulent pas d'eux. Ils ont même cessé de faire des dons à Lirin sur un mot de Roshone. Kal retourne à son étude et réfléchit au fait que son père sera tout seul à officier une fois qu'il sera parti : Tien va apprendre la menuiserie car il ne supporte pas la vue du sang. Des villageois frappent à la porte et portent des masques : ils réclament que Lirin rende les sphères qu'il a "volées" à l'ancien bourgmestre. Il les met au défi de l'attaquer, et ils se dégonflent.
Chapitre 32
Port latéral - Kaladin
Kaladin arrive à soutirer à Gaz une recrue pour le Pont Quatre : un herdazien manchot et très bavard nommé Lopen. Kaladin se sert de lui et de Dabbid pour transporter de l'eau pendant la course de pont.
A l'approche des Parshendis, Kal tente une avancée en zigzag avec le pont à la verticale pour se protéger des flèches : ça fonctionne bien, mais les autres équipes de pont tentent de l'imiter maladroitement, et cela désorganise complètement l'assaut. Lamaril arrive et ordonne qu'on batte Kaladin.
Chapitre 33
Cymatique - Shallan
Shallan arpente le Palanée tout en réfléchissant à comment parvenir à ses fins et apprendre à se servir du spiricante. Lorsqu'elle retourne à son alcôve, elle y trouve Kabsal, ayant amené du pain et de la confiture. Ils discutent de religion et de la foi de Jasnah, et Kabsal a même apporté une expérience pour prouver que le Tout-Puissant se trouve partout : il la montre à Shallan. Grâce à un archet et une plaque couverte de sable qu'il fait vibrer à différentes fréquences, il arrive à reproduire des formes dites cymatiques : elles sont identiques à la structure de grandes cités de Roshar : Kholinar, Védénar, Akinah et Thaylenahville. Jasnah débarque et arrive à faire partir Kabsal. Elle prévient Shallan que le prêtre ne s'intéresse à elle que pour atteindre Jasnah.
Chapitre 34
Mur de la tempête - Kaladin
Kaladin reprend conscience ligoté, la tête en bas, pendu à l'extérieur du baraquement. Syl lui apprend que Sadeas a exécuté Lamaril, et proposé qu'on laisse Kaladin jugé par le Père-des-tempêtes : ils vont l'abandonner sans protection en pleine tempête majeure, pour voir s'il survit. Roc, Teft et Moash passent le voir, désolés, et ils lui promettent que le Pont Quatre se souviendra de lui et qu'ils perpétueront ce qu'il leur a appris. Kaladin leur promet qu'il va s'en sortir, et les autres veulent le croire, même si c'est improbable. Teft lui donne une sphère éteinte pour lui porter chance. La tempête arrive.
Chapitre 35
Une lumière pour s'éclairer - Kaladin, Teft
Kaladin prend le mur de la tempête de plein fouet et se fait balloter dans tous les sens. Syl lui conseille de s'agripper au toit, et il arrive à s'y allonger, agrippant un anneau pour ne pas se faire emporter. Pendant un instant il a une brève vision d'un visage immense, puis sent un frisson le parcourir : il regarde la sphère dans sa main, désormais pleine de fulgiflamme. Il s'évanouit.
Une fois la tempête passée, Teft et Roc sortent du baraquement, et trouvent le corps de Kaladin dans un état lamentable. Alors qu'ils le pensaient mort, il ouvre les yeux. Les hommes le décrochent, et Kal lâche la sphère qu'il a gardée tout ce temps en main : elle est éteinte.
Assistant Jasnah pour son bain, Shallan est à deux doigts de lui voler son spiricante, mais ne parvient pas à s'y résoudre. Jasnah se décide à lui enseigner la philosophie par la pratique en allant se promener de nuit dans un quartier dangereux de la ville. Elles tombent sur des meurtriers, et Jasnah utilise son spiricante pour en transformer un en flamme, un autre en cristal et les autres en fumée.
De retour dans leurs appartements, Shallan, choquée, décide que Jasnah ne mérite pas de posséder ce spiricante pour un usage aussi vil, et parvient enfin à l'échanger contre le sien.
- Prélude
- Prologue
- Première partie
- Chapitre 1
- Chapitre 2
- Chapitre 3
- Chapitre 4
- Chapitre 5
- Chapitre 6
- Chapitre 7
- Chapitre 8
- Chapitre 9
- Chapitre 10
- Chapitre 11
- Intermèdes
- Intermède 1
- Intermède 2
- Intermède 3
- Deuxième partie
- Chapitre 12
- Chapitre 13
- Chapitre 14
- Chapitre 15
- Chapitre 16
- Chapitre 17
- Chapitre 18
- Chapitre 19
- Chapitre 20
- Chapitre 21
- Chapitre 22
- Chapitre 23
- Chapitre 24
- Chapitre 25
- Chapitre 26
- Chapitre 27
- Chapitre 28
- Intermèdes
- Intermède 4
- Intermède 5
- Intermède 6
- Troisième partie
- Chapitre 29
- Chapitre 30
- Chapitre 31
- Chapitre 32
- Chapitre 33
- Chapitre 34
- Chapitre 35
- Chapitre 36
Références cross-cosmère
- Ch 2 : Cicatrice de Taln, amas d'étoiles rouges : ressemble fortement au groupe d'étoiles légendée "The Scar" sur l'illustration Cosmere Constellation Map d'Isaac Stewart (https://stormlightarchive.fandom.com/wiki/Cosmere?file=Cosmere_IS.jpg). On en parle aussi dans d'autres romans.
- Ch 18 (épigraphe) : on cite Ati
- Ch 19 : Dans la vision, ce que Dalinar prend pour des Néantifère est nommé par la Radieuse "Essence de Minuit" : ça ressemble très grandement à ce qu'on voit avec les spores de Minuit sur le monde de Tress, et BS a lui-même confirmé qu'il y avait un lien, dans le sens où plusieurs systèmes de magies pouvaient interagir avec / produire cette chose
- Ch 21(épigraphe) : on cite Sel, le monde d'Elantris
- Ch 22 (épigraphe) : Référence aux Éclats Dévotion (Aona) et Skai (Domination), détruits par Rayse et leur investiture devenue une soupe constituant le Dor, qui alimente les systèmes de magie de la planète .
- Ch 23 (epigraphe) : on cite Bavadin, la porteuse d'Autonomie
- Ch 29 + ch 36 (épigraphe) : les Éclats de l'aube sont cités
- Ch 29 : La théorie des 3 royaumes de Gavarah : ça ressemble fort à la théorie réalmatique
- Interlude 1 : vous avez sans doute pas loupé que les 3 étrangers étaient à la recherche de Hoid 🙂, mais saviez-vous que vous les aviez déjà croisé ? Si vous avez lu Elantris, Fils des Brumes et White Sand...on découvre dans ce chapitre qu'ils sont des passe-monde...BS a confirmé leur identité par la suite.
- C'est celui qui est le plus identifiable : caractère ronchon, peau noire, chauve, baraqué, et à la fin du chapitre il dit des mots étrange, dont kayana, qui est le terme duladène pour fou : il s'agit de Galladon !
- Peau hâlée, yeux ronds, une cicatrice à la tête, surnommé Temoo ce qui est une déformation de son vrai nom : Demoux.
- Moins évident, peau noire, musclé, longs cheveux, brutal, il est nommé Vao, ce qui est une déformation de son vrai nom : Baon.
Épigraphes
Listes des épigraphes, les petits extraits de texte présents au début de chaque chapitre.
(compilé par Lipyphera)
« L’amour des hommes est une chose glaciale, un courant de montagne à trois degrés du gel à peine. Nous lui appartenons. Ô Père-des-tempêtes… nous lui appartenons. Mille jours à peine, et voici qu’approche la Tempête Éternelle. »
— Recueilli le premier jour de la semaine palah du mois shash de l’an 1171, trente et une secondes avant la mort. Le sujet était une sombre-iris enceinte d’âge moyen. L’enfant n’a pas survécu.
« Vous m’avez tué. Bande de chiens, vous m’avez tué ! Sous un soleil toujours brûlant, je meurs ! »
— Recueilli le cinquième jour de la semaine chach du mois betab de l’an 1171, dix secondes avant la mort. Le sujet était un soldat sombre-iris de trente et un ans d’âge. Échantillon considéré comme discutable.
« Dix ordres. Nous étions aimés, autrefois. Pourquoi nous avoir abandonnés, Tout-Puissant ? Éclat de mon âme, où êtes-vous parti ? »
— Recueilli le deuxième jour de kakash, en l’an 1171, cinq secondes avant la mort. Le sujet était une femme pâle-iris dans sa troisième décennie.
« Un homme se tenait au bord d’une falaise et regardait sa patrie tomber en poussière. Les eaux montaient en dessous, si loin. Et il entendait un enfant pleurer. C’étaient ses propres larmes. »
— Recueilli le 4 tanates de l’an 1171, trente secondes avant la mort. Le sujet était un cordonnier d’une certaine renommée.
« Je suis en train de mourir, n’est-ce pas ? Guérisseur, pourquoi prenez-vous mon sang ? Qui est-ce là, près de vous, avec sa tête faite de traits ? Je vois un soleil lointain, sombre et froid, qui brille dans un ciel noir. »
— Recueilli le 3 jesnan 1172, onze secondes avant la mort. Le sujet était un dresseur de chulls reshis. L’échantillon est d’un intérêt tout particulier.
« J’ai vu la fin, et je l’ai entendue nommer. La Nuit des Tourments, la Grande Désolation. La Tempête Éternelle. »
— Recueilli le 1er nanes 1172, quinze secondes avant la mort. Le sujet était un jeune sombre-iris d’origine inconnue.
« J’ai froid, maman. Maman ? Pourquoi est-ce que j’entends encore la pluie ? Est-ce qu’elle va s’arrêter ? »
— Recueilli en vevishes 1172, trente-deux secondes avant la mort. Le sujet était une enfant pâle-iris de sexe féminin, d’environ six ans.
« Ils sont en flammes. Ils brûlent. Ils apportent les ténèbres sur leur passage, et tous voient ainsi que leur peau est en flammes. Ils brûlent, brûlent, brûlent… »
— Recueilli en palahishev 1172, vingt et une secondes avant la mort. Le sujet était un apprenti boulanger.
« Victoire ! Nous nous tenons au sommet de la montagne ! Nous les dispersons devant nous ! Leurs foyers deviennent nos antres, leurs terres sont désormais nos fermes ! Et ils brûleront, comme nous autrefois, dans un endroit creux et désolé. »
— Recueilli en ishashan 1172, dix-huit secondes avant la mort. Le sujet était une célibataire pâle-iris du huitième dahn.
« Dix personnes, avec des Lames d’Éclat flamboyantes, qui se tenaient devant un mur noir, blanc, et rouge. »
— Recueilli : jesachev 1173, douze secondes avant la mort. Sujet : une de nos propres ardentes, entendue lors de ses derniers instants.
« Trois des seize ont gouverné, mais désormais règne Celui qui fut brisé. »
— Recueilli : chachanan 1173, quatre-vingt-quatre secondes avant la mort. Sujet : un voleur atteint de la fièvre étiole, d’origine en partie iriale.
Mon vieil ami, j’espère que cette missive vous trouvera en bonne santé. Quoique j’imagine, puisque vous êtes désormais quasiment immortel, que votre santé est pour ainsi dire une garantie.
J’ai bien conscience que vous devez toujours être en colère. C’est agréable à savoir. Tout autant que sur votre santé perpétuelle, j’en viens à compter sur le mécontentement que je vous inspire. C’est l’une des grandes constantes du Cosmère, me semble-t-il.
Permettez-moi tout d’abord de vous assurer que l’élément est parfaitement en sécurité. Je lui ai trouvé un bon foyer. Je protège sa sécurité comme je protège ma propre peau, pourrait-on dire.
Vous désapprouvez ma quête. Je le comprends, dans la mesure où il est possible de comprendre quelqu’un avec qui je suis en si total désaccord.
Puis-je me montrer tout à fait franc ? Vous m’avez demandé auparavant pourquoi j’étais si inquiet. Les raisons sont les suivantes :
Ati était autrefois un homme bon et généreux, et vous avez vu ce qu’il est devenu. Rayse, en revanche, faisait partie des individus les plus haïssables, les plus rusés et les plus dangereux que j’aie jamais rencontrés.
Il détient le plus effrayant et le plus terrible de tous les Éclats. Réfléchissez-y quelque temps, vieux reptile, et dites-moi si votre insistance à ne pas intervenir tient toujours. Car je vous assure que Rayse n’aura pas de telles inhibitions.
Au cas où vous auriez fermé les yeux sur cette catastrophe, sachez qu’Aona et Skai sont morts tous les deux, et que ce qu’ils possédaient a été parcellisé. Sans doute pour empêcher qui que ce soit de se lever pour défier Rayse.
Vous m’avez accusé d’arrogance dans ma quête. Vous m’avez accusé de garder rancune envers Rayse et Bavadin. Ces deux accusations sont exactes.
Aucun de ces deux points n’invalide les choses que je vous ai écrites ici.
On me pourchasse. Vos amis du Dix-septième Éclat, je suppose. Je crois qu’ils sont toujours perdus, qu’ils s’obstinent à suivre une fausse piste que j’ai laissée pour eux. Ils seront plus heureux ainsi. Je doute qu’ils aient la moindre idée de ce qu’ils feront de moi s’ils me rattrapent un jour.
Si un seul de mes arguments possède une once de sens pour vous, j’espère que vous les arrêterez. Ou peut-être pourriez-vous me stupéfier en leur demandant de faire, pour une fois, quelque chose de productif.
Car je ne me suis jamais consacré à un dessein plus important, et les piliers mêmes du ciel trembleront des conséquences de la guerre que nous livrons ici. Je vous le redemande : soutenez-moi. Ne restez pas passif en laissant la catastrophe consumer d’autres vies. Je ne vous ai encore jamais supplié pour quoi que ce soit, mon vieil ami. Je le fais à présent.
« Ceux de cendre et de flamme qui tuaient comme un essaim, implacables face aux Hérauts. »
— Noté chez Masly, page 337. Corroboré par Coldwin et Hasavah.
« Ils étaient soudain dangereux. Comme un jour calme devenu tempête. »
— Ce fragment est l’origine d’un proverbe thaylène qui a fini par être remanié sous la forme d’une dérivation plus commune. Je crois qu’il fait peut-être référence aux Néantifères. Voir L’Empereur d’Ixsix, chapitre IV.
« Ils vivaient loin au-dessus d’un endroit qu’aucun homme ne pouvait atteindre, mais que tous pouvaient visiter. La cité de la tour elle-même, que la main d’aucun homme n’avait bâtie. »
— Bien que Le Chant du dernier été soit une romance fictive du troisième siècle après la Félonie, il s’agit certainement d’une référence valide dans ce cas-ci. Voir page 27 de la traduction de Varala, et notez l’infratexte.
« Ils changeaient, alors même que nous les combattions. Ils étaient telles des ombres, capables de se transformer comme danse la flamme. Ne les sous-estimez jamais à cause de ce que vous aurez vu en premier lieu. »
— Se présente comme un fragment recueilli auprès de Talatin, un Radieux de l’Ordre de Gardepierre. La source – Incarnation de Guvlow – est généralement tenue pour fiable, bien que cet extrait provienne d’un fragment copié dans le « Poème du Septième Matin », qui a été perdu.
« Je marchai d’Abamabar à Urithiru. »
— Cette citation de la Huitième Parabole de La Voie des rois semble contredire Varala et Sinbian, qui affirment tous deux que la ville était inaccessible à pied. Peut-être y avait-il une forme de passerelle intégrée, à moins que Nohadon n’ait parlé de façon métaphorique.
« Bien que beaucoup aient souhaité qu’Urithiru soit bâtie en Alethela, il ne pouvait manifestement pas en être ainsi. Ainsi donc, l’on demanda qu’elle soit placée à l’ouest, à l’emplacement le plus proche de l’Honneur. »
— Peut-être la plus ancienne source originale survivante mentionnant la ville, citation reprise dans Le Vavibrar, ligne 1 804. Que ne donnerais-je pas pour pouvoir traduire le Chant de l’Aube !
« S’emparant de l’Éclat de l’Aube, connu pour contraindre toute créature néantique ou mortelle, il gravit en rampant les marches conçues pour les Hérauts, haute chacune de dix foulées, en direction du temple grandiose qui les surmontait. »
— Extrait du Poème d’Ista. Je n’ai trouvé aucune explication moderne de ce que sont ces « Éclats de l’Aube ». Ils semblent ignorés par les érudits, bien que les références aient manifestement été fréquentes chez ceux qui consignaient les mythologies anciennes.
- Prologue
- Chapitre 1
- Chapitre 2
- Chapitre 3
- Chapitre 4
- Chapitre 5
- Chapitre 6
- Chapitre 7
- Chapitre 8
- Chapitre 9
- Chapitre 11
- Chapitre 12
- Chapitre 13
- Chapitre 14
- Chapitre 15
- Chapitre 17
- Chapitre 18
- Chapitre 19
- Chapitre 22
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- Chapitre 26
- Chapitre 27
- Chapitre 28
- Chapitre 29
- Chapitre 30
- Chapitre 32
- Chapitre 33
- Chapitre 34
- Chapitre 35
- Chapitre 36
Ailleurs sur le web
- Podcast de "Un Dernier Chapitre" (ils lisent en VO, mais en discutent en français) : Chapitre 1 à 20 : écouter le podcast - voir sur Youtube (avec spoilers)
- Revue par Livrement Addict : voir sur Youtube (sans spoilers)
- Revue par Les Mots de l'Imaginaire : voir sur Youtube (sans spoilers)
(Note : d'autres revues sur l'ensemble des tomes 1 et 2 sur la page de La Voie des Rois (2) )


(version de 2003)
(version de 2003)
(version de 2010)
(page avant finale)
(page arrière finale)
Roshar, version 2003
Alethkar, version 2003
Roshar, version définitive