La Voie des rois (2)
Je me souviens des jours avant l'Ultime Désolation.
Avant que les Hérauts ne nous abandonnent, et que les Chevaliers Radieux se retournent contre nous. Des jours où la magie était encore de ce monde, et l'honneur dans le cœur des hommes. Aujourd'hui nous surveillons quatre personnes. La première est un chirurgien qui est devenu soldat dans une guerre brutale. La deuxième est un assassin qui pleure en tuant. La troisième est une jeune femme dont la robe d'étudiante abrite une âme de voleuse et de traîtresse. La dernière est un prince dont les yeux se sont ouverts sur le passé, tandis que son appétit pour la guerre décroît.
Le monde changera.
Ces quatre personnes sont la clé.
L'une d'entre elles nous aidera. L’une d'entre elles nous détruira.
Éditions (3)
| - | Réédition | Première édition | |
|---|---|---|---|
| Couverture | |||
| Date de publication | 10-05-2017 | 10-06-2015 | |
| ISBN | 978-2-253-13291-2 | 978-2-253-13291-2 | 978-2-253-19124-7 |
| ISBN Numérique | 978-2-253-19198-8 | ||
| Éditeur | Le Livre de poche | Le Livre de poche | Le Livre de poche |
| Collection / label | Fantasy (n°34147) | Orbit (n°34147) | Orbit |
| Traduction | Mélanie Fazi | Mélanie Fazi | Mélanie Fazi |
| Nombre de pages | 850 | 864 | 672 |
| Format (l x H) | 11 x 17.8 cm (poche) | 11 x 17.8 cm (poche) | 13 x 20 cm (grand format) |
| Assemblage | Broché | Broché | Broché |
| Illlustration couv. | Sam Green | Alain Brion | Alain Brion |
| Autres artistes | Isaac Stewart,Ben McSweeney,Greg Call | Isaac Stewart,Ben McSweeney,Greg Call | Isaac Stewart,Ben McSweeney,Greg Call |
| Dépôt légal | novembre 2018 | novembre 2018 | juin 2015 |
| Impressions | déc. 2023, oct. 2025 | mars 2020, déc. 2023 |
Compagnon de lecture
Résumé express
Résumé compact de l'intrigue de la Voie des Rois 1 + 2
Sur le champ de bataille d'une ancienne Désolation, le Héraut Kalak retrouve Jezrien, leur roi, près d'un cercle de sept Lames plantées. Sur les dix Hérauts, presque tous ont fui, brisés, en abandonnant leurs armes ; seul Taln est mort en restant fidèle. Espérant briser le cycle des Désolations, ils rompent à leur tour le Pacte Sacré et abandonnent leurs Lames.
Quatre mille cinq cents ans plus tard, Szeth, Avérite de Shinovar capable de puiser la Fulgiflamme (manipulant la gravité comme les anciens Chevaliers Radieux) et porteur d'une Lame d'Éclat, assassine le roi Gavilar d'Alethkar sur ordre des Parshendis, le soir même de la signature d'un traité de paix - sans en comprendre la raison. Mourant, Gavilar le charge d'un message pour son frère Dalinar - "il doit trouver les mots les plus importants qu'un homme puisse prononcer" - et lui confie une étrange sphère noire à cacher. Szeth inscrit ces mots avec le sang du roi, puis s'enfuit.
Fils du chirurgien Lirin à Pierre-d'Âtre, Kaladin grandit tiraillé entre la médecine paternelle et l'appel des armes. Les flashbacks retracent son enfance : son amie Laral, son jeune frère Tien, son don pour la chirurgie. À la mort du bourgmestre Wistiow, une somme est léguée pour ses études à Kharbranth - mais l'arrivée du seigneur Roshone, humilié d'être relégué là, empoisonne la vie de la famille : il accuse Lirin d'avoir "volé" ces sphères et dresse les villageois contre lui. Plus tard, quand le recruteur Amaram lève des hommes au village, Roshone glisse le nom de Tien sur la liste ; Kaladin s'engage pour le protéger et jure de le ramener. Mais Tien est tué à sa première bataille, sous ses yeux. Resté à l'armée, Kaladin tue un Porte-Éclat ennemi pour sauver Amaram, puis refuse la Lame d'Éclat qui lui revient, par mépris des pâles-iris. Opportuniste, Amaram fait massacrer son escouade, s'approprie les Éclats, invente que Kaladin est passé à l'ennemi, et le réduit en esclavage : il lui fait marquer sur le front un glyphe shash (danger).
Au présent, Kaladin est un esclave affecté au Pont Quatre dans le camp du haut-prince Sadeas aux Plaines Brisées : les hommes de pont y servent d'appâts, portant de lourdes passerelles sous les flèches parshendies pour permettre aux armées de franchir les gouffres. Seul survivant de sa première course, il sombre - jusqu'à ce qu'une sprène de vent étrangement intelligente, Syl, le retienne de se jeter dans un gouffre. Il se relève, soumet le cruel sergent Gaz, entraîne ses hommes en secret, soigne les blessés en cachette, les fédère autour des ragoûts de Roc et invente une technique de pont porté en bouclier. Sa réussite inquiète : le lieutenant Lamaril le fait fouetter puis, avec l'aval de Sadeas, l'abandonne enchaîné en pleine tempête majeure. Kaladin survit, et la sphère qu'il serrait dans sa main, qui aurait dû être gorgée de Fulgiflamme après la tempête, se retrouve au contraire mystérieusement vide.
Terrassé par la fièvre, il est discrètement soigné par Teft, ancien membre des Scrutateurs (secte attendant le retour des Radieux), qui devine ce qu'il est en train de devenir. Convaincu que le Pont Quatre est condamné, Kaladin prépare une évasion : entraînement à la lance dans les gouffres, armures de carapace parshendie, extraction de sphères via une bourse fixée à une flèche que Roc (excellent archer bien qu'il refuse de tuer) tire sous un pont. Moash, d'abord méfiant, lui accorde sa confiance. Syl lui avoue enfin qu'elle n'est pas une sprène de vent mais une sprène d'honneur, et que ses pouvoirs sont ceux des Marchevents. Croyant un temps être maudit comme les « Radieux Enfuis », Kaladin est éclairé par Hoid (le fou du roi) et sa parabole de la Voile errante ; il comprend qu'il cherchait dans une malédiction un prétexte à ses échecs, et assume. Teft lui enseigne le Premier Idéal : "La vie avant la mort. La force avant la faiblesse. Le voyage avant la destination."
Jeune noble védène, Shallan Davar poursuit Jasnah Kholin - sœur érudite et hérétique du roi - jusqu'à Kharbranth pour devenir sa pupille. Son vrai but : voler le Spiricante de Jasnah pour sauver la maison Davar de la ruine depuis la mort de leur père (le fabrial ayant été endommagé le soir du décès, secret jalousement gardé). D'abord éconduite pour ses lacunes, Shallan finit par convaincre Jasnah grâce à ses dessins et à sa mémoire photographique. Elle étudie l'histoire et la philosophie, se lie avec l'ardent Kabsal (qui la courtise et cherche lui aussi à approcher Jasnah), et entrevoit que la princesse travaille en secret sur les Néantifères. Des étrangetés la troublent : dans certains portraits, elle dessine sans le vouloir d'étranges silhouettes à tête de symbole. Une nuit, Jasnah la confronte à la brutalité du monde en tuant des brigands grâce à son Spiricante : choquée, jugeant Jasnah indigne d'un tel pouvoir, Shallan parvient enfin à échanger le fabrial contre une copie.
Rongée par la culpabilité - elle a tué son père -, elle peine à user du Spiricante volé. Pourtant elle a réussi, sans toucher au spiricante, à transformer en sang une coupe de cristal, et être projetée un instant dans un étrange monde sombre et rempli de billes de verre. Kabsal tente d'empoisonner Jasnah (pain empoisonné, la confiture faisant office d'antidote) ; il meurt, et Shallan n'est sauvée que par le fabrial volé qu'elle rend in extremis. Elle avoue tout, et comprend, en relisant ses croquis, que le Spiricante de Jasnah est un faux : la princesse spiricante par elle-même. Elle supplie Jasnah de redevenir sa pupille, lui avouant qu'elle a elle aussi des capacités étranges. Jasnah finit par accepter. Shallan découvre alors la vérité que traquait sa maîtresse : les Néantifères sont les parshes, asservis dans toute la société de Roshar, les Parshendis en étant une forme guerrière réveillée - et si tous les parshes se retournaient d'un coup, la civilisation s'effondrerait. Les deux femmes décident de gagner les Plaines Brisées. Jasnah révèle l'existence d'un groupe rival, les Sang-des-spectres (symbole : trois losanges entrelacés) - dont faisaient partie Kabsal, l'intendant Luesh, et peut-être le père de Shallan.
Haut-prince vieillissant, frère du défunt Gavilar et oncle du roi Elhokar, Dalinar subit pendant les tempêtes majeures des visions où une voix - qu'il croit celle du Tout-Puissant - lui ordonne d'unir les hauts-princes. Ses fils Adolin et Renarin l'entourent : Adolin est très sceptique sur ces visions et pense son père fou. Dalinar est aussi porteur d'une malédiction qui l'empêche de se souvenir de sa défunte femme, même si son entourage n'en a pas conscience. Lors d'une chasse au démon des gouffres, la sangle de selle d'Elhokar cède ; le roi paranoïaque crie au régicide. Dalinar suggère de le nommer haut-prince de la Guerre, mais Sadeas retourne l'idée et se fait nommer haut-prince de l'Information pour "enquêter". Les visions poussent Dalinar à s'allier aux autres - et à faire confiance à Sadeas -, au grand dam d'Adolin. Sur le champ de bataille, il ressent l'ivresse du Frisson, aussitôt suivie d'un dégoût de la violence, et entend murmurer "la vie avant la mort". Le retour de Navani, veuve de Gavilar (qui séduisit jadis les deux frères), ravive un vieux trouble ; Dalinar songe à abdiquer, mais elle l'en dissuade.
Ses visions se confirment ensuite de façon irréfutable : Navani identifie une phrase qu'il prononce comme du Chant de l'Aube, langue perdue, et il dialogue avec Nohadon jeune, l'auteur de La Voie des rois. Il s'allie tactiquement à Sadeas (allant jusqu'à lui sauver la vie au nom des codes), assume enfin sa liaison avec Navani, et renonce à abdiquer. Puis vient la Tour : lors d'une attaque conjointe, Sadeas se retire en emportant tous les ponts et abandonne l'armée Kholin, cernée par les Parshendis - trahison préméditée. Le Pont Quatre, mené par Kaladin, revient de son plein gré : Kaladin prononce le Deuxième Idéal ("Je protégerai ceux qui ne peuvent se protéger eux-mêmes"), encaisse une volée de flèches sur son bouclier et sauve Dalinar d'un Porte-Éclat parshendi géant. Pour libérer les hommes de pont, Dalinar offre sa Lame d'Éclat à Sadeas : "Une vie n'a pas de prix - c'est exactement la valeur d'une Lame d'Éclat." Il confronte Elhokar (qui a lui-même tranché sa sangle pour le tester) et exige d'être nommé haut-prince de la Guerre pour imposer les codes aux dix camps ; il prend Kaladin et le Pont Quatre comme garde d'honneur. Une dernière vision révèle l'enjeu ultime : la silhouette d'or ne l'a jamais entendu - ce sont des messages posthumes ; personne ne lui a jamais dit de faire confiance à Sadeas. Elle lui ordonne de relever les Chevaliers Radieux, puis se nomme : "Je suis… j'étais… Dieu. Celui que vous appelez le Tout-Puissant… Et à présent, je suis mort. Abjection m'a tué."
De maître en maître, Szeth erre, esclave que sa Pierre-de-serment contraint à obéir en tout - sauf à s'ôter la vie. Quand un mystérieux maître masqué prend possession de la pierre, il lui remet une liste d'assassinats visant les hommes les plus influents de Roshar. Le carnage s'enchaîne, de meurtre en meurtre (dont le roi de Jah Keved, tué au milieu d'un banquet-piège), jusqu'au dernier nom : Taravangian, roi de Kharbranth. Mais celui-ci se révèle être son maître caché, auteur de la liste sur laquelle il a inscrit son propre nom comme couverture - esprit brillant sous des airs de simple d'esprit. Il montre à Szeth une salle secrète où l'on saigne des mourants pour recueillir leurs paroles d'agonie, présages d'une catastrophe imminente apparus depuis que Gavilar s'est intéressé aux Plaines Brisées. Se désignant comme le monstre qui sauvera le monde, Taravangian ajoute un ultime nom : Dalinar Kholin, à éliminer avant qu'il n'unisse les hauts-princes.
À Kholinar, Hoid (Malice) affirme aux gardes que le talent le plus précieux des hommes est la ponctualité. Au même instant, le Héraut Taln surgit, porteur d'une prophétie sur la Tempête Éternelle qui approche, avant de s'effondrer, sa Lame d'Éclat restant à ses côtés - signe qu'il n'est pas un simple porteur. Hoid conclut, désabusé : il arrive trop tard.
Ishikk - pêcheur du lac Limpide missionné par trois étrangers pour retrouver un certain Hoid : visage en pointe de flèche, cheveux blancs, maître du déguisement. Sans succès.
Nan Balat - frère de Shallan, qui apaise son mal-être en torturant de petits animaux, tandis que la famille Davar sombre.
Rysn - apprentie marchande thaylène accompagnant son maître à Shinovar, pays étrange où les fermiers occupent le rang le plus haut et les guerriers le plus bas ; on y évoque un ancien serviteur avérite "qui ne valait rien" (Szeth).
Axies le Recenseur - Aimien capable de changer la couleur de sa peau, qui catalogue toutes les sortes de sprènes et observe Cusicesh le Protecteur.
Baxil - pilleur au service d'une "maîtresse" qui saccage des œuvres d'art ; on y évoque la Veillenuit et l'Ancienne Magie, qui accorde toujours une malédiction en même temps qu'un don.
Geranid - ardente qui découvre que les sprènes se figent dans un état dès qu'on les mesure.
Résumé complet
Chapitre 37
Angles - Kaladin, cinq ans et demi plus tôt
Kal s'invite à une entrevue entre Lirin et Roshone, qui a pour sujet les sphères que le chirurgien a reçues de l'ancien bourgmestre. Le pâle-iris les reçoit à manger, mais Lirin refuse sa nourriture, et se dispute avec lui. Kal, indigné par la suggestion de Roshone de leur céder une grande part des sphères, est envoyé manger aux cuisines par son père.
Il croise là-bas Laral, accompagnée de Rillir, le fils de Roshone. Ce dernier traite Kal comme un serviteur, mais il ne se laisse pas faire. Laral qui joue le jeu au début, finit par demander à Rillir d'arrêter de le chercher.
En rentrant, Lirin confie à son fils qu'il pense avoir réussi à manipuler Roshone, en lui faisant croire qu'il va céder au sujet des sphères, plutôt que de se concentrer sur la vérité : le précédent bourgmestre n'a pas réellement offert ces sphères à Lirin, même si ce dernier est persuadé qu'il l'aurait fait.
Chapitre 38
Scrutateurs - Kaladin, Teft
Dans le baraquement du Pont Quatre, Kaladin est en proie à la fièvre suite à ses blessures. Dans ses rares moments de lucidité, il aperçoit des sprènes de mort, ainsi que Syl armée d'une épée, qui tente de les repousser. Il lutte pour survivre, il ne veut pas échouer à protéger son équipe comme il a échoué à sauver Tien et beaucoup d'autres.
Skar veille sur Kaladin, et Teft vient le remplacer. Il veut discrètement tester une théorie, liée à une croyance qu'il a autrefois rejetée lorsqu'il faisait partie des Scrutateurs. Il dépose quelques sphères remplies de Fulgiflamme dans la main de Kal, et au bout d'un moment celui-ci l'absorbe, ce qui guérit légèrement ses blessures. Teft pense avoir compris ce qui se passe, et compte soigner discrètement et lentement Kal de cette manière, afin de ne pas attirer les soupçons.
Chapitre 39
Gravé en elle - Shallan
Shallan, perturbée, dessine frénétiquement la scène du meurtre des quatre voleurs survenu trois nuits plus tôt. Tout en dessinant, son esprit vagabonde, et elle pense à l'aspect philosophique et logique des actions de Jasnah. Son propre choix d'avoir volé le spiricante la préoccupe également. Shallan se rend compte, effrayée, qu'elle a dessiné sans s'en rendre compte une toute autre scène : un homme vêtu richement gisant dans une mare de sang. Elle quitte sa chambre paniquée, et tombe sur une servante venue la prévenir que son frère cherche à la joindre par échocalame. Elle informe Balat qu'elle a réussi à voler le spiricante, mais insiste sur le fait qu'elle doit rester encore un peu pour ne pas éveiller les soupçons. Balat l'informe que les "amis" de leur père sont revenus.
Encore plus anxieuse par rapport au vol, Shallan cache le spiricante pour sa propre tranquillité.
Plus tard, dans les jardins du palais, Shallan se calme en dessinant des escargots et des plantes. Après s'être assurée d'être seule, elle sort le spiricante, essayant de comprendre comment l'utiliser. Malheureusement, c'est un échec, elle envisage alors d'autres solutions pour secourir sa famille.
Chapitre 40
Des yeux rouge et bleu - Kaladin
Kaladin, se remettant de ses blessures, sort du baraquement pour la première fois. Les membres du Pont Quatre, en plein entraînement quotidien, sont surpris de le voir, et impressionnés par sa guérison rapide. À l'appel pour une course de pont, Kaladin se joint à eux. Plus tard, il observe la bataille, réfléchissant sur le fait que les porteurs de pont ne sont que des appâts, bien plus sacrifiables que des soldats entraînés.
Le soir même, l'équipe offre un rasoir à Roc en remerciement de sa cuisine quotidienne. Sous l'émotion, Roc rentre dans la baraque, laissant les autres perplexes. Seul Sigzil reste isolé, Kaladin s'approche pour discuter avec lui. Il apprend plus sur Marabethia et leur méthode d'exécution. Finalement, Roc revient le menton rasé, offrant joyeusement de raser tous ceux qui le souhaitent. Cependant, Kaladin broie du noir, sachant que leurs chances de survie sont faibles.
Chapitre 41
Alds et Milps - Kaladin, 5 ans et demi plus tôt
Lors d'une chasse, Roshone et son fils Rillir sont attaqués par un pâle-échine. Rillir est gravement blessé. Lirin essaie de le sauver, mais réalisant l'inutilité de ses efforts, il choisit de sauver Roshone malgré les protestations de ce dernier. Selon les principes chirurgicaux, on traite d'abord le plus jeune ou la blessure la plus grave. Cependant, il faut savoir reconnaître quand un patient est au-delà de tout secours. Lirin hésite pendant qu'il soigne Roshone, le laisser mourir lui rendrait la vie plus facile, mais réussit à lui sauver la vie.
Plus tard, Kaladin se demande pourquoi Lirin n'a pas laissé Roshone mourir pour résoudre leurs problèmes. Lirin affirme que cela aurait été un meurtre, et qu'il faut valoriser la vie même si les lighteyes ne la respectent pas. Réalisant qu'il aurait laissé Roshone mourir, Kaladin décide que certains individus, comme certaines blessures, doivent être éliminés.
Shallan explique à Jasnah qu'elle pense qu'elle avait raison de tuer les agresseurs, mais qu'elle a agi de manière immorale. Jasnah est contente du progrès de Shallan et la renvoie pour la journée. Deux semaines se sont écoulées depuis le vol du spiricante et l'absence de réaction de Jasnah intrigue Shallan.
Plus tard, alors qu'elle dessine dans sa chambre, Shallan entend une voix venue de nulle part. Elle pense que c'est la femme de ménage, qui vient d'arriver et qui n'est pas une habituée : elle a nettoyé la chambre de Jasnah alors qu'elle a expressément demandé qu'on n'y touche pas. Shallan lui demande d'informer Jasnah de son erreur, et en profite pour se faufiler dans la chambre. Espérant y trouver des notes sur le spiricante, elle découvre plutôt des recherches sur Natanatan, Urithiru et les Néantifères.
Kabsal vient rendre visite à Shallan, lui apportant de la confiture. Il continue à flirter avec Shallan, même si celle-ci reste consciente que leur relation ne peut aboutir. Il insinue qu'il pourrait quitter l'ardence pour elle. Lorsqu'ils parlent de Jasnah, Kabsal avoue vouloir lui voler son spiricante avec l'aide de Shallan, bien que ses supérieurs soient contre l'idée. Il donne également quelques indices sur la manière de l'utiliser.
Après le départ de Kabsal, Shallan trouve un mot du Capitaine Tozbek annonçant son arrivée dans une semaine. Voulant étudier au maximum avant son départ, elle retourne auprès de Jasnah pour lire.
Chapitre 43
Le misérable - Kaladin
Kaladin se réveille désemparé, réalisant que les hommes de pont sont voués à périr. Il retrouve l'attendant pour un entraînement. Il rencontre les remplaçants de Lamaril: le clarissime Matal et sa femme Hashal. Selon Hashal, Matal est un collaborateur respecté de Sadeas, une affirmation que Kaladin met en doute. Après une confrontation avec les soldats de Hashal, elle leur annonce que la tâche secondaire du Pont Quatre sera désormais exclusivement la corvée de gouffre.
Dans le gouffre, Kaladin et Syl discutent de la survie et du combat. D'autres hommes descendent et Kaladin commence à travailler. Confronté à l'espoir perdu et au désespoir des hommes, Teft lui parle du concept de "voyage avant la destination", une ancienne devise des Chevaliers Radieux, incitant Kaladin à ne pas abandonner. Après réflexion, Kaladin propose de préparer une évasion, seule manière qu'il voit pour sauver ses hommes. Il leur propose aussi de les former à la lance, afin d'augmenter leurs chances face aux soldats qu'on enverra les poursuivre. Seul Roc refuse, préférant cuisiner.
Chapitre 44
La saison des pleurs - Kaladin, 5 ans plus tôt
Après avoir travaillé à réparer le toit, Kaladin se repose sur celui-ci, et Tien le rejoint : lui offre un cheval en bois magnifiquement sculpté. Kaladin s'inquiète car son père a dû dépenser une autre sphère de leur réserve. Leur mère les rejoint et tente de calmer ses inquiétudes : la seule raison pour laquelle il a dépensé une sphère était d'essayer de faire croire à Roshone qu'ils devenaient désespérés. Ils discutent de ses perspectives d'avenir, y compris la possibilité de poursuivre d'autres professions, mais Kaladin est déterminé à devenir chirurgien comme son père. Lirin sort et leur dit qu'il y a un rassemblement sur la place.
À leur arrivée, ils remarquent que Laral est fiancée, apparemment à Roshone lui-même, ce qui consterne Kal. Roshone annonce qu'Amaram est là pour recruter pour l'armée, et plusieurs jeunes hommes se portent volontaires. Cependant, le quota n'est pas atteint, alors Amaram demande à Roshone de lire la liste qu'il a préparée. Le nom de Tien figure dessus : Roshone ne pouvant pas envoyer Kaladin (futur assistant chirurgien), il n'a aucun scrupule pour son frère. Kaladin se porte volontaire afin de le protéger. Tien est soulagé, mais leurs parents s'éloignent dévastés et en pleurs. Kaladin promet qu'il ramènera Tien dans quatre ans.
Chapitre 45
Shadesmar - Shallan
Shallan continue d'étudier l'histoire de la rencontre entre Gavilar et les parshendis, et s'étonne de l'intérêt que le roi portait à ce peuple. Elle profite de ses derniers instants au Palanée pour effectuer discrètement d'autres recherches sur les Néantifères, le vrai sujet de recherche de Jasnah.
Kabsal la retrouve là-bas, et après une discussion théologique sur les Néantifères, elle lui avoue qu'elle compte prendre un bateau pour Jah Kheved dès le lendemain. Il lui demande si elle peut faire un portrait de lui, puis un autre avec eux deux. Elle s'exécute, mais elle remarque qu'elle a à nouveau dessiné des personnages étranges à tête de symboles. Effrayée, elle s'enfuit dans les couloirs tout en continuant à dessiner ce qui l'entoure : les personnages la suivent. Elle s'enferme dans sa chambre, et tend la main comme pour invoquer une Lame. Une des créatures lui demande ce qu'elle est, et tout en touchant un gobelet rempli de sphères, elle répond qu'elle est terrifiée : ça la projette un instant dans un monde fait de petites billes, et elle revient au monde réel. Le gobelet de cristal s'est spiricanté en sang.
Jasnah tambourine à la porte, et Shallan ne comprenant pas ce qu'il s'est passé, s'entaille le bras pour justifier la présence de tout ce sang, puis feint l'inconscience.
Chapitre 46
Enfant de Tanavast - Kaladin
Dans un rêve, Kaladin chevauche la tempête qui balaie Roshar d'est en ouest… Il aperçoit de nombreux lieux et peuples qu'il ne connaît pas, et à un moment une voix tonitruante l'appelle fils de Tanavast et de l'Honneur, et le met en garde contre l'arrivée d'Abjection. Kaladin lui demande pourquoi les guerres dominent le monde, et la voix répond qu' Abjection règne.
Kaladin se réveille dans la caserne, maintenu par ses compagnons de pont : pendant la tempête majeure, Kal était comme somnambule et voulait sortir dehors. La tempête s'étant calmée, tous sortent profiter de la pluie pour se laver : Kal accepte finalement que Roc rase sa barbe. Ce dernier lui révèle au passage que Sigzil est un Chantemonde.
Le Pont Quatre se voit aussi attribuer un nouveau membre : un parshe sans nom, que Kaladin propose de nommer Shen.
Se baladant dans le camp pour réfléchir, Kaladin demande à Syl ce que veut dire Abjection, mais celle-ci a une réaction effrayée et s'enfuit. Kaladin aperçoit un officier de Sadeas qui maltraite une prostituée, mais un officier d'un autre camp, habillé de bleu, arrive et la sauve. Remarquant Kal, il lui donne une sphère lui demandant de transmettre un message de sa part - Adolin Kholin - à la hiérarchie de Sadeas. Kaladin empoche la sphère, mais ne va pas transmettre le message.
Chapitre 47
Bénédiction des foudres - Kaladin, un an plus tôt
L'enrôlement de Kaladin dans l'armée touche à sa fin, mais il a déjà décidé d'y rester : il se sent incapable de rentrer à Pierre-d'Âtre, et de faire face à ses parents à qui il avait promis de protéger Tien.
Kaladin soudoie un autre chef d'escouade pour récupérer une jeune recrue (Cenn), qui lui fait beaucoup penser à son frère, et verse aussi des pots-de-vin aux chirurgiens afin que son escouade soit prioritaire dans les soins apportés aux blessés.
Plus tard, au cœur de la bataille, Kaladin vient au secours de Cenn, mais un Porte Éclat arrive et les tue presque tous sur son passage : il se dirige droit sur Amaram. Kaladin le tue in-extremis en plongeant une tête de lance dans son heaume. La lame d'Éclat lui revient, mais il la refuse, ne voulant pas faire partie des pâle-iris qu'il considère corrompus, et l'offre à Coreb.
Chapitre 48
Confiture de fraise - Shallan
Shallan est confinée dans une chambre d'hôpital : tout le monde pense qu'elle a tenté de se suicider, et les infirmières et ardents la surveillent, ne l'autorisant pas à sortir. Cette méprise va lui faciliter la tâche pour justifier son retour dans sa famille. Shallan continue à dessiner, observant sur ses croquis les étranges créatures qui rôdent aux abords de la chambre. Elle ne comprend pas comment elle a réussi à spiricanter le gobelet, mais elle est persuadée que c'est lié à ces bonshommes à tête de symboles.
Taravangian vient à son chevet prendre des nouvelles, et l'autorise à recevoir des visiteurs. Jasnah entre peu après : elle tente de s'excuser pour avoir trop demandé à sa pupille. Kabsal arrive avec du pain et de la confiture rare : de la fraise. Tous trois mangent du pain, et Kabsal insiste plusieurs fois sur la confiture, mais en ouvrant le pot, Shallan constate qu'elle a tourné. Kabsal insiste à nouveau tout en en prenant une grande bouchée… il quitte la pièce en courant, mais s'effondre en plein milieu. Shallan se précipite auprès de lui, mais sa tête commence à lui tourner. Jasnah crie que Shallan a été empoisonnée et qu'elle a besoin d'un grenat afin d'extraire le poison de son sang. À moitié inconsciente, Shallan se dit que Jasnah ne peut pas la sauver avec le spiricante cassé et extirpe celui qu'elle a volé de sa sage-bourse. Elle sent une vague de chaleur la traverser puis perd connaissance.
Chapitre 49
Ressentir - Kaladin
Kaladin et les membres du Pont Quatre traversent les gouffres. Arrivés dans une zone plus large, Kaladin décide que c'est ici qu'il va entraîner l'équipe à se battre. Il leur montre qu'il faut avant tout travailler sa posture, et missionne Teft pour qu'il forme des duos pour s'exercer. Pendant que les autres s'entrainent, Kaladin missionne Lopen, Dabbid, Shen et Roc pour trouver du matériel grâce à l'aide de Syl.
Chapitre 50
Poudre de brise-dos - Shallan
Shallan se réveille dans une chambre d'hôpital, se sentant étrangement en forme, mais ayant du mal à se rappeler des événements. Une infirmière l'aperçoit et quitte la pièce, sans doute pour prévenir quelqu'un. Shallan finit par se souvenir qu'elle a été empoisonnée, et qu'elle a rendu le spiricante à Jasnah pour qu'elle la sauve.
Jasnah arrive peu après, et exige de savoir pour qui Shallan travaille : cette dernière lui explique que c'est elle-même et raconte une partie de l'histoire de sa famille. Jasnah lui explique que Kabsal a tenté de l'empoisonner avec le pain, et que la confiture contenait l'antidote (Shallan aimant la confiture alors que Jasnah non). Jasnah comprend que c'est la culpabilité de Shallan qui l'a poussée au suicide, et qu'elle allait devoir apprendre à vivre avec ça, et le fait qu'elle ait gâché son avenir.
Chapitre 51
Sas Nahn - Kaladin, 1 an plus tôt
Dans la salle d'attente d'Amaram, Kaladin médite : avoir refusé les lames et cuirasses d'Éclat est sans doute la chose la plus stupide qu'il ait faite, mais l'idée de les prendre le révoltait.
Amaram arrive, ainsi que les 4 rescapés de son escouade et quelques gardes. Amaram demande à Kaladin pourquoi il a attaqué le Porte-Éclat, puis refusé de prendre les Éclats pour lui : Kaladin ne veut pas afficher son mépris pour les pâle-iris, et répond qu'il ne sait pas.
Amaram fait signe aux gardes, qui massacrent les lanciers et maîtrisent Kaladin. Amaram s'appropriera les Éclats, et fera courir le bruit que Kaladin et son escouade sont passés à l'ennemi et l'ont attaqué, et que c'est Amaram qui a vaincu le Porte-Éclat. Il épargnera la vie de Kaladin pour avoir sauvé la sienne, mais fera de lui un esclave.
Intermèdes
Baxil, Geranid, Szeth
Intermède 7
Baxil
Baxil et son cousin Av arpentent les couloirs vides du palais d'Ashno des Sages, un riche émulien. Ils sont payés et accompagnés par leur "maîtresse". Pénétrant dans une salle remplie d'œuvres, celle-ci en détruit certaines, tailladant des tableaux et attaquant des sculptures au maillet. Pendant qu'elle travaille, Baxil et Av discutent de la possibilité de rencontrer la Veillenuit pour obtenir un don. Av met en garde sur le fait qu'avec l'Ancienne Magie, on reçoit toujours une malédiction en plus d'un don.
Intermède 8
Geranid
Geranid et Ashir sont deux ardents âgés. Geranid étudie les sprènes, tandis qu'Ashir étudie la chimie à travers la cuisine. Ils discutent de la possibilité de manger à Shadesmar, et du fait que les sprènes sont d'apparence variable, mais qu'ils se figent dans un état quand on les mesure.
Intermède 9
La mort vêtue de blanc - Szeth
Les maîtres de Szeth l'ont missionné pour assassiner Hanavanar, le roi de Jah Keved. Szeth s'infiltre dans un banquet, qui était en fait un piège à son intention. Cela ne change rien, Szeth tue les convives et les 2 Porte-Éclats présents avant de tuer le roi. Szeth en veut au roi pour avoir invité autant d'innocents à ce banquet.
Quatrième partie
Les tempêtes illuminent - Dalinar, Kaladin, Adolin, Navani
Chapitre 52
Une route vers le soleil - Adolin, Dalinar
Adolin proteste contre la décision de Dalinar d'abdiquer le titre de haut-prince. Pendant la tempête majeure, attaché à son fauteuil, Dalinar plonge dans une nouvelle vision : il assiste au Jour de la Félonie, au donjon de Rougefièvre. De nombreux Chevaliers Radieux appartenant à deux ordres différents abandonnent leurs Lames et Cuirasses d'Éclat devant lui. Les soldats du donjon s'entre-tuent pour s'en emparer.
De retour à lui, Dalinar admet ne plus se faire confiance. Renarin propose de vérifier la véracité des visions via les textes historiques. Dalinar évoque sa visite passée à la Veillenuit, mais ne pense pas qu'elle soit à l'origine des visions. Navani est appelée pour retranscrire la vision avec discrétion. Une fois seuls, elle tente de le séduire, mais Dalinar la repousse au nom de la bienséance aléthie, interdisant l'union avec une belle-sœur. Il autorise enfin Adolin à préparer leur camp face à une éventuelle dénonciation de Sadeas.
Chapitre 53
Dunny - Kaladin
Lors d'une nouvelle course au pont, Kaladin remarque que les flèches parshendies semblent étrangement l'épargner. Dunny est tué, piétiné par la cavalerie de Sadeas, après que Moash a empêché Kaladin de tenter un sauvetage suicidaire. Kaladin décide de soigner les blessés des autres équipes de pont, malgré les objections du Pont Quatre sur le manque de ressources. Il sauve la plupart des blessés.
Teft observe l'étrangeté des sphères de Kaladin, qui perdent leur Fulgiflamme trop vite, ainsi que la chance inhabituelle du jeune homme au combat. Kaladin constate que la coupure à sa joue a disparu.
Moash serre la main de Kal et lui accorde enfin sa confiance.
Chapitre 54
Charabats - Dalinar
Au festin du roi, Dalinar est vu comme un paria. Malice s'assoit près de lui et glisse des paroles énigmatiques sur le "Cosmère" et un terme mystérieux, "Adonalsium", avant de le prévenir que Sadeas prépare une révélation.
Dalinar échange avec Hatham, le Natane Au-nak et un ardent sur la guerre Emul/Tukar et les Cités de l'Aube ; personne n'a entendu parler du donjon de Rougefièvre.
Sadeas annonce que la sangle d'Elhokar a bien été tranchée et huit saphirs de sa Cuirasse fêlés. Le palefrenier Fin témoigne que la selle a été échangée avant d'arriver au camp de Dalinar. Sadeas innocente publiquement ce dernier, accusant un tiers cherchant à le faire calomnier. En privé, il avoue avoir pris le poste d'enquêteur précisément pour le disculper.
Dalinar lui propose alors une alliance tactique : ponts rapides de Sadeas, infanterie lourde Kholin, deux tiers des cœurs-de-gemme et Lame pour Sadeas, Cuirasse pour Renarin. Sadeas accepte.
Chapitre 55
Un brôme d'émeraude - Kaladin
Le Pont Quatre arrive en premier sur un plateau et observe l'armée de Dalinar Kholin rejoindre celle de Sadeas. Moash s'enthousiasme pour Dalinar, et Kaladin s'en méfie.
Renvoyés en corvée de gouffre, les hommes découvrent un brôme d'émeraude sur un officier mort. Kaladin décide de ne pas voler cette sphère (elle vaut trop pour un esclave, ça serait louche), mais de garder les plus petites. Sigzil leur décrit Sesemalex Dar, capitale émulienne, et Kaladin se rend compte que la ville qu'il a vue en rêve existe vraiment.
Kaladin imagine alors un plan pour faire sortir les sphères du gouffre : attacher une bourse à une flèche, et la tirer en dessous d'un pont permanent, où Lopen pourra la récupérer plus tard. Roc, qui refuse de combattre, se révèle excellent archer et réussit le tir.
Chapitre 56
Cette saleté de livre - Dalinar
Sur le champ de bataille, Dalinar massacre les Parshendis, son alliance avec Sadeas fonctionnant à merveille. Le Frisson revient, accompagné de cette nausée qu'il pensait disparue. Une seconde armée parshendie surgit du nord et fonce droit sur la position de Sadeas, soudain isolé. Dalinar vole à sa rescousse, et défend son ancien ami, jusqu'à ce qu'Adolin perce les lignes pour les dégager.
Sadeas, stupéfait, demande à Dalinar pourquoi il a risqué sa vie pour lui ; Dalinar répond qu'on n'abandonne pas un allié - c'est dans les codes, dans La Voie des rois. Sadeas avertit Dalinar que ces idéaux lui coûteront la vie un jour.
Chapitre 57
Voile Errante - Kaladin
Après la mort de Carto, Kaladin sombre dans le désespoir mais se ressaisit. Le plan de récupération des sphères via la flèche fonctionne. Teft simule une attaque pour le tester : Kaladin réagit avec une vitesse surnaturelle, sa peau émet de la Fulgiflamme et la trousse médicale se colle au tonneau. Lopen et Teft, témoins, jurent le silence. Confronté, Syl avoue : elle n'est pas un sprène du vent mais un sprène qui lie les choses. Ce que fait Kaladin correspond aux pouvoirs des Marchevents, anciens Chevaliers Radieux. Kaladin redoute d'être maudit comme les Radieux Enfuis ; Syl, blessée, s'enfuit.
Aux abords des Plaines, Kaladin rencontre Hoid, le Malicieux du roi, qui lui raconte l'histoire de Derethil et la Voile errante : le peuple uvara massacrait au nom d'un empereur mort depuis des années, parabole sur la responsabilité qu'on impute à une cause supérieure pour s'en décharger. Hoid lui offre sa flûte d'Arpenteur, et révèle que Sigzil est son apprenti Chantemonde.
Kaladin comprend qu'il a cherché dans une éventuelle malédiction un prétexte commode à ses échecs. Syl le rejoint, avoue que leur lien est à l'origine de ses pouvoirs et propose d'y mettre fin. Kaladin choisit d'assumer. De retour au camp, il interroge Teft, qui révèle avoir grandi dans une secte secrète attendant le retour des Radieux.
Chapitre 58
Le voyage - Adolin, Dalinar
Adolin, à la taverne avec Danlan et ses amis pâles-iris, s'étonne que Sadeas n'ait pas trahi son père et apprend que des rumeurs sur l'abdication de Dalinar circulent.
À l'arène de duel, Dalinar cite à Sadeas et Elhokar le passage de Nohadon sur sa marche vers Urithiru - c'est le voyage qui façonne l'homme, non la destination. Sadeas trouve l'histoire ridicule mais demande à lire le livre.
Adolin remporte brillamment son duel contre le Porte-Éclat de Thanadal. Elhokar demande à Dalinar s'il est lâche : ce dernier répond franchement qu'il quitterait les Plaines Brisées non par peur, mais pour stabiliser Alethkar, comprendre pourquoi les Parshendis ont tué Gavilar et chercher de meilleures méthodes. Le roi, paranoïaque, parle d'assassins et de symboles tordus aperçus dans des miroirs.
Un compromis tactique est trouvé : Dalinar utilisera les ponts portatifs de Sadeas pour la phase initiale, gagnant en vitesse. Intérieurement, Dalinar décide de ne pas abdiquer.
Chapitre 59
Un honneur - Kaladin
Kaladin tente sans succès d'absorber volontairement la Fulgiflamme. Teft lui enseigne le Premier Idéal des Chevaliers Radieux : "La vie avant la mort. La force avant la faiblesse. Le voyage avant la destination." Hashal annonce alors que le Pont Quatre participera désormais à toutes les courses au pont - une condamnation à mort.
Sous le coup de la colère, Kaladin parvient accidentellement à inspirer la Fulgiflamme.
Plus tard, il rassemble ses hommes dans le gouffre et commence leur entraînement au maniement de la lance : il leur faudra plusieurs semaines d'entraînement avant d'être prêts à s'échapper. Kaladin et Lopen récupèrent dans un sac des carapaces et os de cadavres parshendis, comptant les utiliser plus tard. Il s'aide d'une corde et de ses nouveaux pouvoirs pour attacher le sac sous un pont, et demande à Lopen de les récupérer lors de la prochaine course.
Chapitre 60
Ce que nous ne pouvons avoir - Dalinar
Dalinar accepte les arguments d'Adolin et confirme qu'il n'abdiquera pas, à condition qu'un ordre certifié permette de le destituer s'il devient mentalement instable.
La tempête majeure arrive et Dalinar plonge dans une vision : il se retrouve dans une version ancienne de Kholinar, près d'un jeune homme en robe blanche et or. Des milliers de cadavres d'humains et de monstres jonchent la cité. C'est l'après-Désolation, et la majorité de la population est morte. L'homme évoque les Fluctomanciens, le lien de Nahel… Dalinar comprend qu'il parle avec Nohadon lui-même, quand il était jeune. Il lui suggère d'écrire un livre : Nohadon trouve l'idée idiote et déclare qu'il faut plutôt prendre les armes.
La vision s'achève, mais Navani, qui notait tout, identifie une phrase prononcée par Dalinar comme un fragment de Chant de l'Aube, langue perdue dont seuls quelques extraits subsistent. Preuve irréfutable : les visions sont réelles.
Chapitre 61
S'arranger en se déréglant - Dalinar
Plusieurs heures après la vision, Dalinar discute avec Navani et Renarin. Il affirme avoir reconnu Nohadon. Navani insiste pour révéler les visions afin de blanchir Dalinar des rumeurs de folie, mais ce dernier hésite : et si quelque chose, voire les Néantifères, le manipulait à travers ces visions ?
Navani s'arrange pour rester seule avec Dalinar. Bouleversée, elle confesse sa solitude depuis la mort de Gavilar et sa marginalisation à la cour. Il l'embrasse, brisant enfin l'interdit. Elle lui apprend ensuite l'assassinat du roi de Jah Keved par un Porte-Éclat shinove en blanc. Les présages s'accumulent : tempêtes plus puissantes, propos étranges des mourants, recherches inquiétantes de Jasnah. Quelque chose de plus grand se prépare.
Chapitre 62
Trois glyphes - Kaladin
Le Pont Quatre, épuisé après une nuit de gouffre, part pour une course au pont. Moash propose d'attaquer Sadeas, mais Kaladin annonce qu'il a un plan secret.
Au moment décisif, Kaladin enfile une armure improvisée faite de carapace et os de Parshendis, et court devant les ponts. Les Parshendis, outrés par la profanation de leurs morts, ignorent les hommes de pont pour le viser exclusivement. Kaladin esquive grâce à la Fulgiflamme, et attire involontairement les flèches sur son bouclier. Les ponts traversent quasi sans perte.
Après la bataille, un groupe d'archers parshendis percent les lignes et visent spécifiquement le Pont Quatre. Dalinar Kholin surgit, taille les archers en quelques secondes, puis salue Kaladin de sa Lame avant de repartir.
Resté seul avec Syl, Kaladin admet qu'il n'est pas maudit comme il le croyait auparavant, et considère donc Tien et tous ses autres échecs comme lui incombant.
Chapitre 63
Peur - Kaladin
Dans le gouffre nocturne, Leyten - ancien apprenti armurier - fabrique des armures de carapace parshendie pour tout le Pont Quatre (excepté Shen, qui restera en arrière). Hashal, contrainte par les louanges de Sadeas, a réduit le quota de butin et feint d'avoir initié le projet.
Lors d'un entraînement, Moash avoue à Kaladin qu'il se bat par vengeance et cherche à tuer quelqu'un. Roc, lui, insiste sur la nécessité de fuir : malgré les armures, le Pont Quatre ne survivra pas longtemps. Il propose de faire croire à Sadeas qu'ils sont tous morts en course. Kaladin lui demande de réfléchir à un plan concret avec Sigzil.
Teft presse Kaladin de prendre lui-même la lance pour entraîner les hommes. Kaladin refuse en arguant qu'il deviendrait trop impatient. Teft devine la vraie raison : Kaladin redoute de redevenir Béni-des-foudres, l'homme qu'il était avant ses échecs.
Chapitre 64
Un homme d'extrêmes - Dalinar
Dalinar se promène avec Navani, et lui avoue pourquoi il s'était autrefois effacé devant Gavilar : il est un homme d'extrêmes qui doit s'imposer des entraves - codes, enseignements de Nohadon - pour ne pas redevenir celui qu'il fut autrefois, capable d'avoir songé à assassiner son propre frère pour le trône et Navani.
Évoquant son ancienne épouse, dont le souvenir lui échappe toujours, il découvre que Navani la jalousait.
Les cors retentissent : un démon des gouffres a été aperçu à la Tour, le plus grand des plateaux, jamais conquis. Le Pont Quatre, tous ses membres en armures complètes de carapace parshendie, se prépare. Les autres équipes les acclament spontanément.
Adolin, désormais convaincu que son père n'est pas fou, se prépare lui aussi. Sadeas vient personnellement proposer à Dalinar une attaque totalement conjointe : quinze mille hommes pour cerner et anéantir l'armée parshendie sur la Tour - un coup potentiellement décisif. Il révèle avoir trouvé une nouvelle méthode pour préserver les hommes de pont.
Dalinar accepte : il est temps de mettre fin à cette guerre.
Chapitre 65
La Tour - Dalinar, Kaladin
Sur la Tour, Dalinar refuse l'attaque simultanée réclamée par Sadeas afin de préserver les hommes de pont : Sadeas attaquera d'abord, Dalinar suivra une fois une zone de débarquement dégagée. Sadeas accepte à contrecœur.
Côté Pont Quatre, Kaladin danse entre les flèches tel un appât, attirant la furie des archers parshendis grâce à son déguisement profanatoire. Skar est touché au pied et Teft à l'épaule : Kaladin le cautérise dans l'urgence.
Dalinar charge la Tour : il anéantit les rangs parshendis, et le Frisson l'envahit. Adolin progresse à ses côtés, et ils repoussent les Parshendis pour les cerner. Mais au moment d'achever un jeune Parshendi terrorisé, Dalinar voit dans ses yeux un visage humain. Un de ses gardes l'égorge sans hésiter. Dalinar est saisi de révulsion : la gloire du combat se mue en horreur.
Au même instant, une seconde armée parshendie surgit sans qu'aucun éclaireur n'ait donné l'alerte. Pris d'un pressentiment, Dalinar grimpe sur une formation rocheuse et regarde vers le nord. L'armée de Sadeas se retire à travers le gouffre, emportant tous ses ponts - y compris ceux qu'il avait prêtés à Dalinar. Sadeas a trahi : il abandonne Dalinar et ses troupes, cernés de trois côtés par les Parshendis.
Chapitre 66
Les codes - Kaladin, Dalinar
Le Pont Quatre soigne Skar et Teft tandis que Kaladin réalise la retraite de Sadeas. Il s'approche pour vérifier : le haut-prince est indemne, sa Cuirasse intacte. C'est une trahison préméditée - Sadeas avait tout orchestré : éclaireurs, ponts prêtés, plan d'attaque.
Sur la Tour, Dalinar et Adolin, Cuirasses fendillées, défendent leur position contre les Parshendis. Adolin laisse exploser sa colère : il avait prévenu son père. Dalinar reconnaît sa faute. Mais Adolin se ravise : mieux vaut mourir fidèle aux codes que vivre en trahissant ses principes. Dalinar trouve alors la paix, sachant qu'il va mourir. Sans honte, il invoque Justicière et repart au combat avec Adolin. Sa dernière pensée va à Renarin, qui héritera de la principauté et devra se débrouiller seul.
Chapitre 67
Paroles - Kaladin, Dalinar, Teft
Le Pont Quatre traverse en dernier et se retrouve seul de son côté du gouffre, l'armée de Sadeas s'étant retirée. Kaladin, épuisé et écœuré par la trahison de Sadeas, propose à son équipe de fuir vers le nord : on les croira massacrés par les Parshendis, et ils seront enfin libres. Les hommes acceptent. Mais Syl d'un regard horrifié, regarde l'armée aléthie piégée ; elle lui révèle qu'elle se souvient enfin de quel genre de sprène elle est : une sprène d'honneur. Kaladin hésite, déchiré entre la fuite et le devoir.
Se remémorant la mort de Tien et les paroles de son père, Kaladin comprend qu'il ne subit pas une malédiction : il choisit, librement, de protéger.
Il fait demi-tour avec le Pont Quatre, et dans un éclat de fulgiflamme, attire vers son bouclier toute une volée de flèches ; les Parshendis, médusés, prennent la fuite. Puis, s'élançant du pont en pleine course au-dessus du vide, Kaladin aspire la Fulgiflamme des gemmes serties dans les barbes parshendies et prononce le Deuxième Idéal des Chevaliers Radieux : "Je protégerai ceux qui ne peuvent se protéger eux-mêmes." Un coup de tonnerre déchire le ciel, une explosion d'énergie renverse le premier rang ennemi. De l'autre côté, Dalinar aperçoit l'équipe de pont solitaire et lance une percée désespérée pour la rejoindre.
Chapitre 68
Eshonai - Adolin, Teft, Dalinar, Kaladin
Adolin et Dalinar, dont les cuirasses d'Éclat sont bien amochées, taillent avec leurs hommes un couloir à travers les rangs parshendis. Dalinar découvre, stupéfait, que l'équipe de pont est toujours en vie et se défend.
Transcendé par la Fulgiflamme, Kaladin combat à la lance avec une virtuosité quasi inhumaine. Plusieurs hommes de pont meurent, mais l'arrivée d'Adolin et de la garde Cobalt limite les dégâts. Kaladin force Adolin blessé à ordonner la retraite plutôt que d'attendre Dalinar, puis s'élance seul chercher le haut-prince.
Dalinar, lui, affronte un Porte-Éclat parshendi géant à l'armure d'argent. Le duel tourne mal : il est mis à genoux. Le géant a juste le temps de lui dire en aléthi qu'il le cherchait, que Kaladin surgit et plante sa lance dans une fissure de l'armure du parshendi. Le Porte-Éclat s'effondre. Kaladin amène son Ryshadium à Dalinar et le presse de fuir. L'armée traverse, les ponts sont retirés. Interrogé par Dalinar, Kaladin révèle que les hommes de pont sont venus de leur propre chef, contre l'ordre de Sadeas. Dalinar leur propose de venir dans son propre camp et leur jure protection.
Chapitre 69
Justice - Navani, Dalinar, Kaladin
Navani déboule au camp de Sadeas, où celui-ci lui annonce la mort de Dalinar, abandonné aux Parshendis. Terrassée mais digne, elle peint sur les pierres, à l'encre à brûler, une prière sous forme d'un immense glyphe (thath, Justice) car Dalinar n'a ni épouse ni fille pour prier pour lui, puis l'embrase. Alors seulement, à l'horizon, apparaît une file d'hommes menée par un cavalier en armure gris ardoise : Dalinar est vivant.
Dalinar retrouve Renarin et Navani, leur relation s'affirme au grand jour. Puis vient l'affrontement avec Sadeas. Sadeas avoue sa trahison sans détour : Dalinar "contaminait" Elhokar avec ses idées d'honneur et de codes, et lui-même se croit désormais capable de vaincre seul les Parshendis. Il révèle aussi qu'Elhokar sait qui a tenté de l'assassiner, sans le nommer. Il refuse de céder les hommes de pont à Dalinar.
Surprenant tout le monde, Dalinar plante sa Lame d'Éclat au sol et l'offre à Sadeas contre la totalité des hommes de pont. Adolin proteste, Sadeas hésite, puis accepte. À Kaladin médusé, Dalinar explique : "Une vie n'a pas de prix. C'est exactement la valeur d'une Lame d'Éclat." Dalinar va ensuite affronter Elhokar dans son palais : il le roue de coups, brise son plastron et lui fait comprendre qu'il ne le tuera jamais, car sinon ça serait déjà fait. Il découvre qu'Elhokar a tranché lui-même la sangle de sa selle pour le tester. Dalinar exige d'être nommé dès le lendemain haut-prince de la Guerre pour coordonner toutes les attaques de plateaux et imposer les codes aux dix camps. Il lui annonce au passage sa liaison avec Navani.
Cinquième partie
Le silence d'au-dessus - Shallan, Dalinar, Kaladin, Szeth, Malice
Chapitre 70
Un océan de verre - Shallan
Perturbée par sa propre trahison, Shallan reconstitue les événements en feuilletant ses croquis : Jasnah a survécu au poison de Kabsal parce qu'elle a spiricanté la confiture - détruisant du même coup l'antidote - puis le pain au moment de le porter à sa bouche. Shallan comprend alors que le Spiricante de Jasnah est un faux, et l'a toujours été : la princesse spiricante par elle-même, sans fabrial.
Elle se rend à l'alcôve de Jasnah dans le Palanée, et l'accuse. Pour le prouver, Shallan demande aux créatures à tête de symbole de la ramener à Shadesmar ; elle doit pour cela livrer une vérité profonde sur elle-même : "Je suis une meurtrière. J'ai tué mon père." Elle plonge dans l'océan de perles et manque de s'y noyer, mais Jasnah l'en sauve avant de la renvoyer dans l'alcôve.
Shallan supplie Jasnah de la prendre à nouveau comme pupille, jurant de ne plus jamais mentir ni voler. Après avoir exigé ces deux promesses, Jasnah cède et lui tend une liasse de notes. Sujet d'étude : les Néantifères.
Chapitre 71
Écrit avec du sang - Szeth
Szeth, toujours hanté par les hurlements de ses victimes, arrive à Kharbranth déguisé en porteur pour accomplir le dernier nom de sa liste : le roi Taravangian, souverain aimé et réputé simple d'esprit. Il s'infiltre dans le palais, neutralise les gardes et pénètre dans le bureau royal pour délivrer le message qu'on lui a demandé de transmettre : "Les autres sont morts. Je viens terminer le travail."
Mais Taravangian révèle qu'il est lui-même le maître caché de Szeth, l'auteur de la liste sur laquelle il a inscrit son propre nom comme couverture. Loin d'être l'idiot que tous croient, c'est un esprit vif et retors. Il conduit Szeth dans une immense salle secrète emplie de mourants qu'on saigne à blanc : des guérisseurs consignent les paroles que ces gens prononcent juste avant leur trépas, phénomène qui a commencé il y a environ sept ans - depuis que Gavilar a commencé à s'intéresser aux Plaines Brisées. Taravangian est persuadé que quelque chose approche, et que ces gens le voient.
Taravangian se déclare être le monstre qui sauvera le monde. Il ajoute un ultime nom à la liste de Szeth : Dalinar Kholin, qu'il faut éliminer rapidement, avant qu'il n'unisse les hauts-princes aléthis.
Chapitre 72
Véristitalienne - Shallan
Avant de lire les notes, Shallan interroge Jasnah. Celle-ci confirme avoir spiricanté son sang pour en retirer le poison : le sang, l'une des Essences, est facile à créer, contrairement à la confiture de fraises. Tous les autres qui ont ce pouvoir passent par un fabrial. Quant aux créatures à tête de symbole que voit Shallan, ce sont un type de sprène : deux ordres de Chevaliers Radieux possédaient une spiricantation innée, et tous les pouvoirs des Radieux étaient liés aux sprènes. Jasnah promet des explications au fil de la formation.
Vient ensuite le cœur du sujet : les Néantifères. Jasnah y croit là où d'autres érudits les tiennent pour un mythe. Créatures de cendre et de flamme, à la peau terrifiante… Puis la révélation, tandis que Shallan regarde les parshes actionner l'ascenseur, la peau rouge et noire : "Nous n'avons pas détruit les Néantifères. Nous les avons asservis."
Chapitre 73
Confiance - Kaladin
La nuit tombée sur le camp, Dalinar rejoint Kaladin et lui propose un marché : faire du Pont Quatre sa garde d'honneur et former les autres hommes de pont en compagnie de lanciers, car il s'apprête à bouleverser les camps de guerre et a besoin d'hommes sûrs pour protéger sa famille. Kaladin négocie ferme : solde de garde personnelle, espace d'entraînement, droit de réquisition, choix de ses propres sergents, autonomie hiérarchique (il ne répondra qu'à Dalinar, ses fils et le roi)... Dalinar accepte tout et le nomme capitaine - le plus haut rang qu'il ose accorder à un sombre-iris. Il lui offre sa cape bleue brodée des glyphes Kholin.
De retour à la baraque, Kaladin trouve le Pont Quatre réuni autour d'un feu. Les hommes ont vu Kaladin utiliser ses pouvoirs : loin d'en avoir peur, ils veulent l'aider à comprendre et tester ses capacités. Kaladin leur fait jurer le secret et réalise qu'il a enfin réussi à sauver des hommes. Pour l'heure, c'est suffisant.
Chapitre 74
Sang-des-spectres - Shallan
Shallan a lu l'essentiel des notes de Jasnah et se range à sa conclusion : les Néantifères sont les parshes. Les parshes domestiqués sont partout dans Roshar - ils servent, travaillent, gardent les enfants - et par le passé quelque chose les a transformés en guerriers redoutables, provoquant les Désolations. Leurs esprits semblent reliés à la manière des échocalames, leur permettant de chanter à l'unisson même séparés. Si tous les parshes se retournaient d'un coup contre leurs maîtres, la civilisation s'effondrerait.
Jasnah propose donc à Shallan de partir avec elle aux Plaines Brisées pour découvrir si les Parshendis furent jadis des parshes ordinaires et ce qui a déclenché leur transformation, avant que d'autres ne trouvent et n'exploitent ce secret comme une arme. Shallan accepte, comprenant que l'enjeu la dépasse.
Jasnah révèle enfin l'existence d'un groupe rival, les Sang-des-spectres, qui a tenté de la faire assassiner : leur symbole - trois losanges entrelacés - tatoué sur son bras. Shallan le reconnaît avec horreur : c'est celui de Luesh, l'intendant de son père, et des hommes qui le finançaient. Kabsal en faisait partie lui aussi, et peut-être même le père de Shallan.
Chapitre 75
Dans la pièce du haut - Dalinar
Pendant une tempête majeure, Dalinar plonge dans une nouvelle vision - la plaine de fumée de sa toute première vision. La voix tonne : "Vous devez les unir". La Tempête Éternelle, la Grande Désolation, la Nuit des Tourments approchent. Méfiant depuis la trahison de Sadeas, Dalinar exige des réponses et accuse la voix de l'avoir trompé.
La vision se transforme : il contemple Kholinar détruite, et une silhouette vêtue d'or - déjà entrevue jadis - apparaît. Dalinar comprend enfin : cette silhouette ne l'a jamais entendu. Ce ne sont pas des réponses à ses questions mais des messages préenregistrés, une sorte de journal posthume. Personne ne lui a donc jamais dit de faire confiance à Sadeas - il l'avait supposé seul. Un mur de poussière approche, le sol s'effondre, ne laissant qu'une colonne de pierre où Dalinar et la silhouette demeurent suspendus au-dessus du vide.
La silhouette déclame le Premier Idéal, lui ordonne de prononcer de nouveau les anciens serments, de rendre aux hommes leurs Éclats et de relever les Chevaliers Radieux. Elle évoque un possible combat par champion contre l'ennemi, lié par certaines règles. À la question répétée "Qui êtes-vous ?", elle répond enfin : "Je suis… j'étais… Dieu. Celui que vous appelez le Tout-Puissant, créateur de l'humanité. Et à présent, je suis mort. Abjection m'a tué. Je suis désolé."
Épilogue
Le plus précieux - Malice
Malice discute avec des gardes à Kholinar. Il leur demande quel est le talent le plus prisé des hommes. L'un d'eux suggère l'art, ce à quoi Malice répond par la négative. À ce moment précis, Taln fait irruption dans la cour principale, porteur d'une prophétie concernant la Tempête Éternelle, avant de s'effondrer au sol, sa Lame d'Éclat à ses côtés. Hoid conclut en affirmant que c'est la ponctualité que les hommes apprécient le plus, et que Taln est arrivé trop tard.
- Chapitre 37
- Chapitre 38
- Chapitre 39
- Chapitre 40
- Chapitre 41
- Chapitre 42
- Chapitre 43
- Chapitre 44
- Chapitre 45
- Chapitre 46
- Chapitre 47
- Chapitre 48
- Chapitre 49
- Chapitre 50
- Chapitre 51
- Intermèdes
- Intermède 7
- Intermède 8
- Intermède 9
- Quatrième partie
- Chapitre 52
- Chapitre 53
- Chapitre 54
- Chapitre 55
- Chapitre 56
- Chapitre 57
- Chapitre 58
- Chapitre 59
- Chapitre 60
- Chapitre 61
- Chapitre 62
- Chapitre 63
- Chapitre 64
- Chapitre 65
- Chapitre 66
- Chapitre 67
- Chapitre 68
- Chapitre 69
- Cinquième partie
- Chapitre 70
- Chapitre 71
- Chapitre 72
- Chapitre 73
- Chapitre 74
- Chapitre 75
- Épilogue
Épigraphes
Listes des épigraphes, les petits extraits de texte présents au début de chaque chapitre.
(compilé par Lipyphera)
« Nés des ténèbres, ils en portent toujours la marque, imprimée sur leur corps de la même manière que le feu marque leur âme. »
— Je considère Gashash-fils-Navammis comme une source fiable, malgré mes doutes concernant cette traduction. Trouver la citation d’origine dans le quatorzième livre de Seld et la retraduire moi-même, peut-être ?
« Le temps d’un battement de cœur, Alezarv était là, ayant franchi une distance qui aurait demandé plus de quatre mois pour la parcourir à pied. »
— Encore un récit populaire, consigné cette fois dans Parmi les sombres-iris de Calinam. Page 102. Ces récits comportent de nombreuses références au voyage instantané et aux Portes du Pacte.
« Mort sur les lèvres. Bruit dans les airs. Cendre sur la peau. »
— Extrait de L’Ultime Désolation d’Ambrian, ligne 335.
« Pareils aux tempêtes majeures, réguliers dans leurs venues, et cependant toujours inattendus. »
— Le mot Désolation est employé deux fois en référence à leurs apparitions. Voir pages 57, 59 et 64 des Contes au coin du feu.
« Ils vivaient en pleine nature, attendant toujours la Désolation – ou parfois, un enfant insouciant qui ne prêtait aucune attention à l’obscurité de la nuit. »
— Un conte pour enfants, oui, mais cette citation de Souvenance des ombres semble tendre vers la vérité que je recherche. Voir page 82, le quatrième conte.
« Yelignar, que l’on appelait Vent-du-chaos, était celui qui savait parler comme un homme, bien que sa voix soit souvent accompagnée par les hurlements de ceux qu’il consumait. »
— Les Incréés, de toute évidence, étaient des inventions du folklore. Curieusement, la plupart n’étaient pas considérés comme des individus mais des incarnations personnifiées de formes de destruction. Cette citation provient de Traxil, ligne 33, considéré comme une source capitale, bien que je doute de son authenticité.
« Bien qu’étant attendu pour dîner à Védénarville ce soir-là, j’insistai lors de ma visite à Kholinar pour m’entretenir avec Tivbet. Les droits de douane exigés pour traverser Urithiru devenaient franchement excessifs. À ce stade, les prétendus Radieux avaient déjà commencé à montrer leur véritable nature. »
— À la suite de l’incendie du Palanée originel, il ne restait qu’une seule page de l’autobiographie de Terxim, et voilà la seule ligne qui me soit d’une quelconque utilité.
« Ils emportent la lumière, partout où ils rôdent. Peau brûlée. »
— Cormshen, page 104.
« Radieux d’origine, l’annonciateur vient, venu annoncer l’origine des Radieux. »
— Bien que je n’apprécie guère la forme poétique ketek comme moyen de transmettre l’information, celui-ci, écrit par Allahn, est souvent cité en référence à Urithiru. Je crois que certains ont pris à tort le foyer des Radieux pour leur lieu d’origine.
« Flamme et cendre. Peau terrifiante. Les yeux comme des puits de ténèbres. »
— Une citation de L’Iviade ne nécessite sans doute pas que l’on précise ses références, mais celle-ci provient de la ligne 482, au cas où j’aurais besoin de la localiser rapidement.
« Je me dresse au-dessus du corps d’un frère. Je pleure. Est-ce là son sang ou le mien ? Qu’avons-nous fait ? »
— Daté de vevanev 1173, cent sept secondes avant la mort. Sujet : un marin védène sans emploi.
« Il doit le reprendre, le titre déchu ! La tour, la couronne et la lance ! »
— Daté de vevahach 1173, huit secondes avant la mort. Sujet : une prostituée. Passé inconnu.
« Les fardeaux des neuf devinrent les miens. Pourquoi faut-il que je porte leur folie à tous ? Oh, Tout-Puissant, libérez-moi. »
— Daté de palaheses 1173, nombre de secondes avant la mort inconnu. Sujet : un riche pâle-iris. Échantillon recueilli indirectement.
« Une femme est assise et s’arrache les yeux. Fille des rois et des vents, la vandale. »
— Daté de palahevan 1173, soixante-treize secondes avant la mort. Sujet : un mendiant d’un certain renom, connu pour ses élégantes chansons.
« Les lumières se font si lointaines. La tempête ne s’arrête jamais. Je suis brisé, et tous sont morts autour de moi. Je pleure la fin de toutes choses. Il a gagné. Oh, il nous a battus. »
— Daté de palahakev 1173, seize secondes avant la mort. Sujet : un marin thaylène.
« Je tiens le nourrisson dans mes mains, un couteau contre sa gorge, et je sais que tous ceux qui vivent souhaitent que je laisse la lame glisser. Que je répande son sang à terre, sur mes mains, et nous obtienne par là même quelques souffles de plus. »
— Daté de shashanan 1173, trente-deux secondes avant la mort. Sujet : un jeune sombre-iris de seize ans. Échantillon particulièrement intéressant.
« Re-Shephir, la Mère de Minuit, qui donne naissance à des abominations avec son essence si noire, si terrible, si dévorante. Elle est là ! Elle me regarde mourir ! »
— Daté de shashabev 1173, huit secondes avant la mort. Sujet : un débardeur d’une quarantaine d’années, père de trois enfants.
« Au-dessus du vide ultime j’étais suspendu, des amis derrière, des amis devant. Le festin que je dois boire s’accroche à leur visage, et les mots que je dois prononcer s’éveillent dans mon esprit. Les vieux serments vont être renouvelés. »
— Daté de betanaban 1173, quarante-cinq secondes avant la mort. Sujet : un enfant pâle-iris de cinq ans. Diction considérablement améliorée tandis qu’il livrait ce fragment.
« La mort est ma vie, la force devient ma faiblesse, le voyage a pris fin. »
— Daté de betabanes 1173, quatre-vingt-quinze secondes avant la mort. Sujet : une érudite jouissant d’une petite renommée. Échantillon de deuxième main. Estimé douteux.
« En pleine tempête je m’éveille, je tombe, je tournoie, je pleure. »
— Daté de kakanev 1173, treize secondes avant la mort. Le sujet était un garde de la ville.
« Les ténèbres deviennent un palais. Qu’elles règnent ! Qu’elles règnent ! »
— Kakevah 1173, vingt-deux secondes avant la mort. Un Selayen sombre-iris de profession inconnue.
« Je souhaite dormir. Je sais à présent pourquoi vous faites ce que vous faites, et je vous hais pour cette raison. Je refuse de parler des vérités que je vois. »
— Kakashah 1173, cent quarante-deux secondes avant la mort. Un marin shinove, abandonné par son équipage, apparemment parce qu’il leur portait malheur. Échantillon quasiment inutile.
« Ils sortent du puits, deux hommes morts, un cœur entre leurs mains, et je sais que j’ai vu la gloire véritable. »
— Kakashah 1173, treize secondes avant la mort. Un tireur de pousse-pousse.
« Je les vois. Ils sont les pierres. Ils sont les esprits vengeurs. Leurs yeux sont rouges. »
— Kakakes 1173, huit secondes avant la mort. Une jeune femme sombre-iris de quinze ans. Sujet considéré comme mentalement instable depuis l’enfance.
« Ce chant, cette psalmodie, ces voix rauques. »
— Kaktach 1173, seize secondes avant la mort. Un potier d’âge moyen. Affirmait avoir eu des rêves étranges lors des tempêtes majeures les deux dernières années.
« Que cesse ma douleur ! Que cessent mes larmes ! Dai-Gonarthis ! Le Noir Pêcheur tient ma douleur et la consume ! »
— Tanatesach 1173, vingt-huit secondes avant la mort. Une jongleuse sombre-iris. Noter la similitude avec le fragment 1172-89.
« Ils la nommèrent l’Ultime Désolation, mais ils mentaient. Nos dieux ont menti. Oh, comme ils ont menti. La Tempête Éternelle approche. Je l’entends murmurer, je vois le mur de sa tempête, je connais son cœur. »
— Tanatanev 1173, huit secondes avant la mort. Un travailleur itinérant azéen. Échantillon particulièrement remarquable.
« Tout m’est retiré. Je me dresse contre celui qui m’a sauvé la vie. Je protège celui qui a tué mes promesses. Je lève la main. La tempête me répond. »
— Tanatanev 1173, dix-huit secondes avant la mort. Une mère sombreiris de quatre enfants dans sa soixante-deuxième année.
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